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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 09:37

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1234

Nous assistons en direct à un psychodrame médiatisé à dessein à propos du traité européen et du refus d’EELV d’appeler à le voter tandis que ses ministres vont devoir faire la preuve de leur solidarité gouvernementale. Pendant ce temps, des manifestations antinucléaires se préparent. Ne seront-elles qu’un soutien critique au gouvernement ou bien seront-elles marquées par un rejet franc et massif du nucléaire rose ou vert ?

Comment interpréter ce psychodrame ? Une partition bien huilée entre deux acteurs/auteurs de la même pièce pour donner l’impression qu’EELV n’est pas encore absorbée par le PS, qu’elle garde une capacité de critique et d’indépendance, calmant ainsi ceux qui, à la base ou dans les milieux écolos, commençaient à douter sérieusement de la pertinence de l’accord passé avec les socialistes ? Un soupçon d’impertinence à propos du traité européen, mais qui n’ira pas jusqu’à décrédibiliser (contrairement à ce qu’exprime l’éditorial du Monde du 25 septembre) une image de responsabilité et de capacité à assumer le pouvoir patiemment tricoté au fil des ans ? Ou bien alors une crise réelle qui va s’accentuer dans les semaines et mois à venir, et qui n’est maîtrisée ni par les uns ni par les autres ? Une crise dont on avait déjà senti la présence lorsque la base avait imposé E. Joly contre N. Hulot et les futurs apparatchiks gouvernementaux alors que le parti écolo subissait une hémorragie militante conséquente. Il est à noter que cette « crise », réelle ou mise en scène, intervient quelques jours après la quasi-standing ovation que les écolos dans leur presque totalité ont accordée à F. Hollande lors de la récente conférence environnementale. Cet étalage d’autosatisfaction accréditait ainsi, aux yeux du grand public, que l’extraction du gaz de schiste n’aurait pas lieu, que Fessenheim allait fermer… dans six ans, et que 800 000 logements écolos allaient voir le jour, autant d’affirmations mensongères mais rendues crédibles par une façon d’utiliser des mots en faisant croire qu’on en utilise d’autres ! Ainsi, ce qui est condamné ce n’est pas le gaz de schiste mais la fracturation hydraulique (et encore !) ; Fessenheim fermera peut-être, mais non sans avoir absorbé des millions pour la mettre aux normes et rendre ainsi possible sa prolongation ; et puis les formules utilisées, comme « transition énergétique » qu’il faut traduire par « promotion du nucléaire ». Quelques jours plus tard, deux ministres PS assistaient aux journées parlementaires d’EELV à Nantes pour démontrer l’entente cordiale censée régner. Après cela, il fallait bien un point de discorde pour ne pas donner l’impression d’une totale inféodation !

C’est dans ce contexte politique bien particulier que vont se dérouler les prochaines mobilisations antinucléaires, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre les projets concernant le gaz de schiste.

Des manifs instrumentalisées

Le 13 octobre, à Laval, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Paris, Metz, Lille et Narbonne auront lieu des manifestations organisées par le réseau Sortir du nucléaire et des associations locales, et soutenues par EELV, pour exiger les arrêts de la construction EPR de Flammanville, de sa ligne THT Cotentin-Maine, et des réacteurs de plus de trente ans, en particulier celui de Fessenheim. Changer d’ère et sortir du nucléaire, disent-ils. Oui, mais quand ? Doit-on y être présents ou non ? Beaucoup de camarades sont assez réticents. Le risque existe, en effet, de servir de marchepied à des forces que nous combattons et de ne pas y être assez nombreux pour éviter toute récupération. Nous pencherions plutôt, quant à nous, pour tenter une présence visible et claire afin de ne laisser aucun terrain entièrement libre à ces forces qui œuvrent de fait à la poursuite de la production nucléaire. Le clivage qui oppose les tenants de l’« arrêt immédiat » à ceux qui prônent un arrêt « progressif » est ancien dans le mouvement antinucléaire. Il rebondit aujourd’hui tout simplement parce que, après Fukushima, l’« arrêt immédiat » est devenu une revendication tellement évidente que les tenants de l’arrêt progressif (avec toutes ses variantes) sont obligés d’intégrer cette donnée en se livrant à toutes les contorsions politiciennes et linguistiques possibles. Le terme « immédiat » étant devenu symbolique, il suffisait de le détourner. C’est ainsi qu’est né ce concept tordu de « décision immédiate » qui permet de l’assortir de toutes les variantes : certes, « décision immédiate de sortie immédiate », mais aussi « décision immédiate de sortie dans… » 10, 20 ou 30 ans, ou encore décision de commencer immédiatement à sortir… Seulement voilà, l’« arrêt immédiat » que nous mettons en avant ne peut être réduit, et ce depuis longtemps, à une simple question de date ! Cet « arrêt immédiat » n’est pas un fétiche, il est devenu le symbole d’un clivage politique plus général entre une écologie sociale et de classe qui s’insère dans une perspective anticapitaliste et antiproductiviste et les tenants d’un néocapitalisme vert pour lesquels les questions énergétiques peuvent servir à relancer une fois encore une économie de marché en crise.

SI LE JAPON L’A FAIT…

Nous savons bien qu’on n’arrête pas une centrale en appuyant simplement sur un bouton. Nous savons aussi que si on arrêtait toutes les centrales il n’y aurait pas assez d’électricité pour faire fonctionner la société telle qu’elle fonctionne actuellement. Mais, justement, nous ne voulons plus qu’elle fonctionne ainsi ! Et les « économies d’énergie » prônées par les écolos ne sont que pures paroles si on ne précise pas ce qu’on veut garder et ce qu’on veut supprimer, ou du moins si on n’en débat pas. L’arrêt immédiat est donc un marqueur politique, et non une revendication précise comme une augmentation de salaire de 3 ou 5 % ! Un marqueur politique, parce que nous savons bien que derrière le « progressif » se cache très mal la volonté 1. de ne pas toucher à l’appareil productif et aux rapports sociaux qu’il engendre et 2. de laisser le temps nécessaire aux grands groupes capitalistes pour se recycler progressivement dans le renouvelable industriel avec autant de bonheur qu’ils l’ont fait dans le nucléaire.

On peut toujours trouver des slogans ou des marqueurs politiques insuffisants, n’allant pas assez au fond des choses ou cachant mal un soutien au « Vieux Monde ». Il est sans doute possible de faire subir à l’« arrêt immédiat » ce sort-là sort et de couper des têtes. Mais nous pensons qu’il va falloir échapper au « plus radical que moi tu meurs » stérile et démobilisateur pour celles et ceux qui se retrouvent à compter les points. Nous devons éviter que chacun ne se positionne qu’en se différenciant du voisin sans imaginer des mobilisations ni proposer des objectifs à court et moyen terme. Il est temps de formuler des « discours » audibles, compréhensibles par des gens qui, simplement, s’interrogent, se méfient du nucléaire, et pourraient peut-être se retrouver dans des formes de mobilisation à inventer aussi « pour eux », afin qu’elles deviennent ensuite « avec » eux. Et qui permettent d’établir des rapports de forces sur le terrain et pas seulement sur celui des idées, si pertinentes soient-elles.

Rappelons-nous qu’en 2002 des manifestations antinucléaires étaient organisées dans cinq ou six villes de France. Elles avaient été dans l’ensemble un double succès, principalement à Nantes et à Toulouse. Double parce que, d’un côté, elles avaient réuni plus de gens que prévu et parce que, de l’autre, nous avons assisté à l’émergence d’un fort courant « arrêt immédiat » qui marquait déjà des clivages qui n’ont fait que s’accentuer ensuite. On ne sert certes pas deux fois la même soupe, mais on peut s’inspirer de la recette. Il y aura sans doute moins de monde qu’en 2002. Mais rien ne nous empêche de réactualiser le « Ni rose ni vert arrêt immédiat du nucléaire » qui avait servi alors de ralliement et d’être vigoureusement présents dans les manifs du 13 octobre afin de donner un corps et une perspective aux différents regroupements, tentatives de coordination et réunions qui parsèment l’agenda des milieux antinucléaires s’opposant aux écolos de gouvernement, et qui, surtout, entendent lier entre elles des luttes proches. Des liens qui ne sont pas seulement géographiques, mais logiques et cohérents, parce que les motifs qui les font naître s’auto-entretiennent les uns avec les autres : ainsi, d’un côté, les grands projets d’aménagement du territoire comme l’aéroport de Nantes (NDDL), les lignes ferroviaires à grande vitesse, les lignes à haute tension, le Grand Paris, la métropolisation du territoire sur de grands pôles urbains, etc., font le pari de la disponibilité indiscutable et à coût réduit d’une croissance continue de la production électrique ; de l’autre, les lobbies du nucléaire, des parcs d’éoliennes, du gaz de schiste font de la croissance continue de ces « besoins », tout aussi indiscutés et indiscutables, pour développer de nouvelles activités génératrices d’électricité et de profits pour les groupes capitalistes concernés.

L’abandon du nucléaire et d’autres équipements et projets nuisibles doit se comprendre en termes de mobilisation et de coûts politiques pour ceux qui les défendent et les implantent. La classe dirigeante n’est pas à une contradiction près. Alors qu’elle cherche à nous accabler et à nous discipliner sous le fardeau de la « dette », la poursuite du nucléaire comme le démarrage de grands projets plus ou moins pharaoniques ne peut se réaliser que par un surcroît d’endettement alors que, paraît-il, les caisses sont vides, par de nouveaux emprunts massifs garantis par l’Etat français et peut-être demain par le super-Etat européen…

Cette mobilisation antinucléaire doit aussi se comprendre comme un moment d’affirmation et d’extension d’un courant d’opinion encore diffus, mais qui s’oppose de plus en plus à la logique productiviste, qui rejette le chantage à l’emploi et à la « bonne santé » des entreprises pour accepter n’importe quoi dès lors que cela relancerait la machine à fabriquer des profits (voir l’article sur l’Italie dans ce numéro). Un mouvement qui, en creux ou explicitement, dessinerait un courant refusant de se laisser imposer des décisions dangereuses et mortifères permettant ensuite de justifier un Etat sécuritaire et une course sans fin au consumérisme, à la rentabilité et à notre adaptabilité optimale aux sources et mécanismes de la réalisation des profits, parce que, n’est-ce pas, « on n’a pas le choix » ! ; un mouvement qui, à partir des luttes de site, des mobilisations solidaires et des refus déterminés manifestés dans de multiples initiatives locales, repose, précisément, la question du choix de société, de ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, de ce qu’il est convenable et souhaitable de faire et ce dont il est préférable de se débarrasser sans attendre.

OCL

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 22:17

 En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc.


Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.

 
Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc.
Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".

 
En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein.

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:26

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article4517

Alors que la crise et les soi-disant mesures pour l’emploi n’ont fait qu’accroître le chômage, la précarité et les emplois sous-rémunérés, le dogme de l’austérité renforce la double peine infligée aux plus démuni-es… et à l’ensemble des salarié-es !

arton4517-169x190.jpgL’ensemble des mesures prévues dans le projet de budget 2012 le confirme, le gouvernement va continuer à taper très fort sur les allocataires du chômage et du RSA : après l’expérimentation du travail gratuit pour ces dernier-ère-s dans 11 départements français, il va proposer la dégressivité dans le temps de l’allocation chômage, avec les mêmes arguments culpabilisateurs et complètement mensongers de la lutte contre l’assistanat. Comme si le marché de l’emploi dépendait du désir d’insertion de ceux qui en sont rejetés ! Autre mensonge, le gouvernement va proposer de plafonner le « cumul » des minima sociaux (on appréciera la formule) à 75% du SMIC alors qu’une étude du ministère des Solidarité montre que les foyers sans emploi et au RSA, avec ou sans enfants, sont largement en dessous du niveau de vie des foyers de smicards.

Toutes ces mesures servent dans un premier temps à faire avaler à celles et ceux qui bossent les mesures d’austérité qui les concernent !

Car le plan Fillon, comme le budget 2012, mettent massivement les salarié-es à contribution, tout en leur sucrant la protection sociale sous couvert d’austérité et de morale économique. D’un côté, on veut instaurer un jour de carence supplémentaire pour tous les salarié-es en maladie, on surtaxe leur mutuelle et d’un autre on augmente la CSG, qui va désormais être calculée sur 98% du salaire et non plus 97.

Sans compter que les destructions d’emplois dans le public comme le privé depuis 2008 rendent ces sacrifices inutiles : nous allons être des millions à perdre nos emplois dans les mois qui viennent !

Précaires de la fonction publique, salarié- es des petites et grandes entreprises (PSA, Société générale et bien d’autres) qui s’apprêtent à dégraisser leurs effectifs devant les faibles perspectives de croissance, tandis que l’UMP mène campagne auprès d’elles, promettant de nouveaux allègements des cotisations sociales, et l’augmentation des durées de travail. Une nouvelle casse de l’emploi en somme, qui ne provoquera qu’une augmentation de la dette publique. Le résultat de l’équation : une augmentation redoutable de la pauvreté à prévoir dans les prochaines années, au nom du maintien d’un système et d’une croissance qui ne profitent qu’aux capitalistes ! Pertes d’emploi massives, perte des moyens de payer factures et logement, économies sur la santé… N’attendons pas d’être dans la même situation que les grec-ques pour réagir ! Organisons-nous d’ores et déjà dans les réseaux qui viennent en aide aux laissés pour compte du capitalisme et les font se mobiliser (associations de défense des chômeurs, du droit au logement). Soutenons les initiatives qui réquisitionnent et redistribuent les biens inutilisés des riches ou les produits de première nécessité. Battons-nous à travers les structures syndicales, pour porter les débats et les revendications vers la mise en place de l’autogestion des moyens de production par les travailleurs et travailleuses, et dans cet ordre d’idée exigeons un droit de veto des salarié-e-s sur les licenciements. Nous devons lutter pour reprendre la main sur l’organisation du travail, imposer de le partager pour travailler moins et toute- s, et surtout réorienter la production vers la satisfaction des besoins de la société.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:13

Brève critique sur la société travailliste actuelle. "Travailler plus pour gagner plus" est un slogan à la mode. Mieux encore, travailler est LA valeur primordiale de la société. On nous l'inculque depuis la naissance comme l'aboutissement de notre existence. Et pourtant, quand prenons nous la peine de vivre ? Faut-il perdre sa vie à la gagner ? Nous n'avons pas vraiment le choix, mais tentons de comprendre en quoi le système nous force à rester dans ce schéma aliénant et voyons les pistes pour nous sauver de cet enfer. 

 

1ère partie :

 

Seconde partie :

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 18:21

http://www.cntaittoulouse.lautre.net/article.php3?id_article=129&lang=fr

mercredi 25 avril 2007 par cnt ait
chomons

Voici un dilemme qui risque de faire autant d’heureux que de mécontents. Et l’on peut inverser la formule, quoi qu’il arrive ; c’est selon les points de vue ! Faut-il travailler plus ? Faut-il travailler moins ? Ou alors, formulons les questions autrement : les patrons devraient-ils nous faire travailler plus ? Ou moins ? De ce point de vue, on peut comprendre que ces questions sont évidemment insatisfaisantes. Pourquoi serait-ce aux patrons, aux petits chefs et autres larbins du capitalisme de décider du temps que nous passerons à bosser et à paresser ? Devrions-nous d’ailleurs décider de travailler ?

Cela remonte à la fin janvier, une certaine Laurence Parisot, que tout le monde connaît (ou presque, pour ceux qui ne suivent pas l’actualité), plus connue pour ses fonctions de Présidente du Medef, proposait aux candidats à l’élection présidentielle d’abroger la loi sur les trente-cinq heures - qui avait déjà été fabriquée aux bénéfices du patronat, soit dit en passant - et de les remplacer par le "plafond européen", c’est-à-dire par les quarante-huit heures !

Quarante-huit heures de travail par semaine, ce qui fait, sur cinq jours, un peu plus de neuf heures et demie de travail par jour. Ou six journées complètes de huit heures ! Au total, dans le deuxième cas, cela ne fait qu’une journée pour récupérer la fatigue d’une semaine de travail. A ce rythme, autant supprimer la journée chômée et les congés payés !

Ces trente-cinq heures - et bientôt ces quarante-huit heures ! - sont un véritable phénomène sociétal. Sociétal et non social ! En vérité, cette polémique du temps de travail est presque aussi vieille que l’apparition du mouvement social et syndical : travailler moins est considéré comme un dû lorsque l’on donne les trois quarts de sa vie à son patron. Cela a notamment commencé avec la revendication des journées de travail à huit heures !

Cependant, certains malades du travail affirmeront vouloir travailler davantage pour gagner plus pendant que d’autres voudront travailler moins pour... dépenser plus ! La réduction du temps de travail pose cette question, en vrai, celle du temps libre, des loisirs.

Visiblement, les patrons ne sont pas décidés à nous voir nous adonner à l’oisiveté. Pourtant, elle leur permet également de se faire du fric sur notre dos. Il faut bien admettre que la généralisation des RTT (réduction du temps de travail) avec l’arrivée des trente-cinq heures a relancé légèrement l’économie du tourisme et des loisirs. Un "légèrement" non négligeable en soi car de nouvelles activités, de nouveaux produits... de loisirs sont apparus. A ce propos, cette dichotomisation du travail avec les loisirs accentue cet aspect asservissant de l’activité laborieuse. Les loisirs sont considérés, concrètement, comme une liberté accordée par le patron, par l’État. Ils ne sont pas, en soi, appropriés, ils sont concédés, comme de menus avantages en nature, comme un excédent de générosité de ceux pour lesquels on loue notre force de travail.

Avons-nous besoin de travailler ?

Les trente-cinq heures, un phénomène sociétal ? Parce que la question est, justement, bien qu’à moitié posée, qu’on a commencé à prendre en considération le fait que la vie n’est pas uniquement faite pour le travail et que le travail usait plus vite les hommes et les femmes, les jeunes autant que les vieux. Baisser le temps de travail permettait à certains patrons de rentabiliser leurs producteurs, dans le sens où réduire la quantité horaire pouvait réduire, pensaient-ils, la fatigue. Sauf que dans la réalité, les patrons, les petits chefs et compagnie espéraient qu’avec près de quatre heures en moins de travail, les producteurs fabriqueraient autant. Ce qui, finalement, revenait au même, voire pire puisqu’il fallait faire davantage d’efforts pour maintenir la productivité.

On pourrait reprocher à nos dirigeants, ceux qui ont décidé de mettre en place cette loi des trente-cinq heures, d’avoir fait dans la demi-mesure.

Pourquoi pas trente heures ? Vingt-quatre heures ? Vingt heures de travail ? Dix heures ? Avons-nous besoin de travailler autant ?... Avons-nous véritablement besoin de travailler ? Et de quelle manière devrions-nous "travailler" au final ?

Le travail, la société capitaliste en a besoin. Elle en a besoin parce qu’il existe une portion de l’humanité qui joue avec la santé, la vie d’une autre portion de cette humanité pour son propre bénéfice, pour son propre luxe, pour son seul intérêt. Cette deuxième portion de l’humanité est, quant à elle, dépossédée des produits et des bénéfices qu’elle crée, tout en sachant que, par exemple, certaines activités qu’exercent ces exploités n’ont aucune utilité pour le bien-être, le mieux-être global de la société et encore moins d’eux-mêmes ! On peut résumer cela par ces formules : la production pour la production, le luxe de produire du superflu.

Est-il vraiment nécessaire de travailler pour vivre ? Si peu en vérité. Encore, s’agirait-il vraiment de travail que de subvenir à ses propres besoins en fabriquant le nécessaire à sa propre vie, sans pour autant verser dans l’ascétisme le plus démesuré ? Actuellement, nous sommes dans une société de survie, parce que les hommes et les femmes, quelque soit leur âge, vivent pour produire au lieu de produire pour vivre. Cela serait même une avancée si l’on dépassait ce deuxième postulat.

Le cadre du capitalisme ne permet pas pareille réflexion. Il devient indispensable de penser autrement le monde, de le façonner d’une manière (plus) humaine, donc de reformuler le travail, la façon de travailler.

Sans verser dans l’utilitarisme, notons que les activités de l’homme sont loin d’être toutes saines et qu’il est possible, sans grosses pertes pour le bien-être de chacun, de supprimer la plupart d’entre elles. Il n’est pas nécessaire de se creuser la tête pour trouver des exemples. Réfléchissez notamment aux activités polluantes et dangereuses pour la nature, donc pour l’homme : l’industrie pétrolière, l’industrie énergétique, l’industrie automobile, etc. Cela nous amène à considérer les moyens pour substituer l’électricité nucléaire, les moyens de locomotion polluants, les emballages plastiques, certains produits de consommation courante produits à base de pétrole...

dodoHormis ces considérations écologiques, revenons aux considérations "vitales". A quelles activités devraient donc s’adonner les hommes ? La réponse pourrait être considérée comme simpliste. Or, j’y préfère l’adjectif "simple". En vérité, l’être humain ne devrait s’occuper que des activités qui lui sont plaisantes et qui permettent son épanouissement. Cultiver son jardin, fabriquer ses vêtements, construire son logement, produire des oeuvres d’art, travailler la mécanique, élever ses enfants, prendre soin de la nature, des animaux, voyager, s’adonner aux plaisirs de la chair, etc., etc.

Les possibilités sont nombreuses et il en manque. En se libérant de la tutelle des patrons, des chefs, des flics -des oppresseurs, pour résumer...- l’homme retrouvera les moyens de s’épanouir et de transformer son existence en vie, au lieu de la pénible survie qui lui est autorisée. Ce n’est pas en espérant le plein emploi que l’homme s’émancipera, mais en faisant de ses activités un emploi intelligent, qu’elles soient aussi naturelles qu’épanouissantes pour sa personne. Car n’est utile que ce qui permet à chacun de s’ouvrir au monde, à la vie, à la liberté, et non pas ce qui lui permet seulement d’assouvir ses besoins les plus élémentaires. La vie, c’est la jouissance du corps et de l’esprit !

Ce n’est pas en engraissant les plus riches non plus, ni en alimentant l’État, sa machine castratrice, que les humains parviendront à s’émanciper. A bien y réfléchir, l’évidence saute aux yeux. Le capitalisme ou tout autre système d’exploitation de l’homme par l’homme ne pourrait pas réaliser ce nouveau mode de vie. Au centre de la société capitaliste, ce n’est pas l’homme qui est placé. C’est l’argent, le pouvoir. En se plaçant, en se pensant comme sujet, au lieu de s’attacher à des valeurs artificielles, l’homme parviendra déjà à une micro-révolution. Ainsi changer le travail, le substituer, signifierait changer nos vies. Et changer nos vies passe par le dépassement de l’ordre actuel des choses !

Goldfax - CNT-AIT de Rouen

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 15:51

Tract que nous distribuerons lors de la  manifestation parisienne pour les retraites du jeudi 24 juin 2010.

Place de la Rébublique - 14 heures.

 

Les valeurs du travail salarié nous sont imprégnées dès le plus jeune âge. Le travail étant considéré comme l'essence même de notre vie, un moteur indispensable qui poursuit notre chemin jusqu'à l'âge de la retraite. On comprend pourquoi tant de retraité-e-s vivent mal leur séparation avec le monde du travail, se sentant inutiles, oublié-e-s, dans une société aliénée par le travail et le... capitalisme.

 

Pourquoi devrions-nous ressentir du plaisir, de la satisfaction à travailler 35 heures par semaine (sansdodo compter les heures supplémentaires - payées ou non - la pause déjeuner, le déplacement du domicile jusqu'au lieu de travail 2 fois par jour), en effectuant des tâches répétitives et bien souvent inintéressantes ? Pourquoi n'arrivons-nous pas à nous défaire de ces valeurs qui nous poussent chaque matin à se lever et que nous recommençons chaque jour jusqu'à l'âge de la retraite ? Sommes-nous devenu-e-s des malades du travail ? Les week-ends et les congés payés ne nous rendrons jamais ce que l'on nous vole : la liberté de jouir de notre temps pour organiser notre quotidien : lire, écrire, échanger, apprendre, militer, inventer, cuisiner, dessiner, chanter, voyager...

L'argent ne rendra jamais non plus tout ce temps que nous perdons. Gagner de l'argent pour juste s'en sortir à la fin du mois en ne payant que les factures courantes (loyer, nourriture et dépenses pour survivre) est le lot de nombreuses personnes à cause de misérables salaires. D'autres n'auront même pas cette possibilité, criblé-e-s de dettes, la précarité deviendra leur quotidien. Inégalités quand tu nous tiens !

Pour les autres, le bonheur rime avec consommer. Consommer pour oublier son quotidien, le plaisir est synonyme d'achat, compulsif ou non. Triste réalité.

   

Détruisons le capitalisme avant qu'il ne détruise tout ! capitalisme

 Une société basée sur la hiérarchie, les inégalités, le profit ne peut apporter que du mal-être, de la misère, de l'injustice. Les capitalistes s'enrichissent sur le dos des autres et ce, partout dans le monde, exploitent les travailleurs et travailleuses, les animaux (plusieurs centaines de milliards d'animaux terrestres et aquatiques sont élevés et tués chaque année pour leur chair), la planète.

 Le capitalisme n'est pas responsable de tous les maux de notre société mais il y contribue largement.

 

Tract travail pour internet 

Version tract. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 19:52

Appel de la CNT Education 69 :


Journée de Grève interprofessionnelle pour la défense des retraites  

Jeudi 24 juin 2010

Manifestation 10H30 Manufacture des tabacs (Lyon)

 

Retraites : la "réforme" est une escroquerie !

 
Cinq bonnes raisons de lutter contre :

1. Parce qu'elle parle de tout sauf de la redistribution des richesses.
Tout est envisagé pour sauver le navire, tout sauf... de prendre de l'argent à ceux qui en ont le plus : les patrons, les actionnaires...
L'augmentation des cotisations patronales et la taxation des revenus financiers sont les grands absents des solutions pour résoudre le financement des retraites. A titre d¹exemple, le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40 c'est 212 milliards d¹euros pour 2007-2009...

 
2. Parce que le " déficit " annoncé est un mensonge.
Le " déficit " des caisses de retraite est estimé à 7,7 milliards d'euros alors que les cadeaux aux patrons à travers les exonérations de cotisations s'élèvent à près de 30 milliards d¹euros. N'oublions pas d'ailleurs que ces cotisations ne sont pas des « charges » mais bien une partie de nos salaires mis en commun pour financer la « protection sociale ». Réduire ces cotisations pour les entreprises, c'est réduire nos salaires !


3. Parce que derrière la réforme, ce sont les fonds de pensions qui guettent.
En affaiblissant le régime général, l'État encouragera la capitalisation. Cela permettra au patronat des assurances de mettre la main sur les colossaux volumes d¹argent que représentera le " marché des retraites ".


4. Parce qu'elle est aussi parfaitement idéologique.
Il s'agit, pour la classe dirigeante, de renforcer sa domination sur la population. En détruisant le régime de retraites par répartition, ils veulent ainsi mettre à bas le principe de la solidarité collective. Que chacun se débrouille pour sa retraite : les riches paieront des assurances privés ; les pauvres travailleront plus vieux !

5. Parce que le capitalisme n'est plus supportable.
L' État veut faire payer aux salariés une crise capitaliste dans laquelle ils n'ont aucune responsabilité. Il est temps de mettre un terme à la casse sociale et de construire un mouvement qui renverse la vapeur. Il faut en finir avec ce capitalisme criminel qui conduit la société - et la planète - à sa perte !

Si le gouvernement a un vrai plan de bataille pour briser le service public et les systèmes de solidarité, force est de constater que ce n'est pas notre cas. Les journées d¹action espacées ne nous permettent pas de construire le rapport de force nécessaire à renverser la vapeur : la stratégie des grandes centrales syndicales nous mène à la défaite.

Il est important que nous puissions tous nous retrouver afin de faire converger nos forces et de construire, en assemblées générales, un vrai mouvement social. Seul un mouvement de grève reconductible et déterminé nous permettra d¹imposer :
- Retour aux 37,5 annuités ! (Public/Privé)
- Pas de pension inférieure au SMIC !
- Indexation des pensions sur les salaires
- Refus des retraites par capitalisation
- Garantie d'un taux de remplacement de 75% du salaire brut (calcul sur la base des 6 meilleurs mois)

Retrouver ce texte sous forme de  tract en pdf.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 22:57
Vu sur le site internet Animauzine. Publié le 13 décembre 2003.
Article :


Noël symbolise la société poussée à son extrême au niveau des inégalités... Toutes les formes de domination qu’engendre le capitalisme, les religions, le spécisme, le sexisme ou l’âgisme (liste non-exhaustive, ce sont ces thèmes qui seront abordés dans ce texte) sont représentées sous couvert d’une fête intouchable, difficile à ignorer… pas étonnant vu le conditionnement…


Le conditionnement

icone1.JPGChaque année, à la même période, il est difficile d’éviter les fêtes de fin d’année. A commencer par les magasins (décorations, rayons remplis de jouets, idées de cadeau, nourriture de circonstance…), publicités omniprésentes (catalogues dans les boîtes aux lettres, télévision, affiches…) décoration dans les villes, sans parler des conversations qui tournent toujours autour de ce sujet de prédilection. Le bourrage de crâne bat son plein. Pourquoi devrions-nous être tous et toutes joyeux/euses à l’idée que Noël arrive ? Tout est concentré sur Noël, la fête… des commerçant-e-s, de la surconsommation… et des inégalités !


La société de consommation

capitalismeNoël rime avec consommation. Il faut offrir, dépenser, consommer, acheter, jeter… oui, oui, oui, aider notre chère société de consommation ! CAPITALISME, CAPITALISME, CAPITALISME ! Pendant cette période de fêtes, les magasins sont bondés de monde, tout s’achète. Noël est synonyme de surconsommation : cadeaux, nourriture, décorations (sapins, guirlandes, boules…), frais de toilettes (vêtements, coiffeurs/euses). Les magasins n’ont plus qu’à nous remercier d’être aussi respectueux/euses de cette tradition. Acheter, consommer, acheter, consommer tandis qu’à deux pas de chez nous, des gens vivent dehors, souffrent de pauvreté ou/et de solitude. . Les inégalités se font tellement tellement sentir qu’elles nous replongent une nouvelle fois dans notre monde, celui des riches d’un côté, les pauvres de l’autre… et les animaux dans nos estomacs.


L’exploitation des animaux

cochonLe repas de cette chaude (pas pour tout le monde !) soirée d’hiver en attendant la venue du Père Noël - et le reste de l’année mais c’est encore plus flagrant à cette époque de fête tournée vraiment autour de la nourriture - est issue de l’exploitation des animaux (dindes, canards, oies, poissons, cochons, lapins…). Logique me direz-vous puisque la notion d’égalité à travers l’espèce humaine est souvent bafouée alors difficile de faire comprendre la lutte contre la domination des humains sur les animaux, c’est à dire l’antispécisme. Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la « race » et au sexe : la non prise en compte des intérêts de certains aux bénéfices d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires, mais toujours dépourvues de liens logiques avec ce qu’elles sont censées justifier. Le spécisme est l’idéologie qui impose et justifie l’exploitation des animaux non-humains par les humain-e-s de manières qui ne seraient pas acceptables si les victimes étaient les humain-e-s. Le spécisme ne prend pas en compte les intérêts des animaux non-humains à ne pas souffrir, à éprouver du plaisir… car il refuse la notion d’égalité. Ce refus impose et justifie l’exploitation des animaux.
La seule alternative face à cette exploitation reste, bien entendu, le végétarisme (pas de viande, ni de poisson), le végétalisme (ni viande, ni poisson, ni lait, ni œufs) et encore mieux le véganisme (ne pas manger, ni porter de produits et sous-produits provenant d’animaux, ne pas aller aux zoos, cirques, courses de chevaux, ne pas utiliser de produits testés sur animaux…). Le véganisme, entant que choix personnel est un mode de vie alors que l’antispécisme est une position philosophique qui réclame l’égalité en droits. Tant que cette idée ne sera pas acceptée par tou-te-s, l’exploitation des animaux persistera…


Le sexisme

evolution.JPGQue dire de l’égalité homme/femme ? Le sexisme se vit au quotidien.
Pendant ces fêtes, on verra comme d’habitude les filles et les femmes se lever plus souvent pour servir, pour préparer à manger, pour aller faire les courses. On retrouver ces rôles bien cadrés, définis dans le choix des cadeaux qui représentent bien les différences imposées aux deux sexes. Les garçons recevront des jouets guerriers, de la petite voiture à la game-boy en passant par la panoplie de héros pour imposer leur futur rôle de mâle, de dominant. Ils doivent d’ores et déjà montrer leur soit-disante supériorité physique et morale par rapport aux filles. Les petites filles, quant à elles, recevront des dînettes et autres poupées afin de se préparer à leur futur rôle d’épouse et de mère, c’est normal les filles doivent être douces, gentilles, belles pour plaire aux garçons alors on leur offrira les cadeaux en conséquence !!!
Le sexisme se trouve à tous les niveaux, aussi bien au travail (les femmes gagnent 30 % de moins que les hommes, plus de femmes au chômage, moins de postes à responsabilités, les femmes sont souvent cantonnées dans les mêmes secteurs d’activités : secrétariat, social, femmes de ménage, infirmières, institutrices…), au sein de la famille (tâches ménagères, éducation des enfants…), de la scène politique (très peu nombreuses)…
Peu de femmes sont reconnues en dehors des rôles d’épouse ou de mère de famille et en dehors des critères de beauté et de… féminité. Autour de nous des femmes se font tuer parce qu’elles osent dénoncer, d’autres n’ont pas le droit à la parole et à l’éducation. Certaines sont exploitées à longueur de journée, d’autres se font violer, d’autres insulter… tout s’explique par le simple fait qu’elles sont nées de sexe féminin et que c’est ainsi dans notre société : les femmes ne sont pas traitées comme des hommes.
Etant avant tout une célébration se fêtant en famille, Noël s’associe au patriarcat pour perpétuer et glorifier le statut de famille, les liens sacrés du mariage et de la maternité : couple hétérosexuel avec enfants. Tant pis pour les autres…
L’ordre de la famille s’établit ainsi : 1) Père 2) Mère 3) Enfant(s) (voir un peu plus loin). Une hiérarchie omniprésente. Un ordre patriarcal qui impose le culte de la famille et l’obligation d’y adhérer sous peine d’être marginalisé-e.


L’âgisme

ecole.JPGNoël est la fête des enfants. Le statut des enfants s’inscrit donc dans la continuité des dominations. Dans notre société, ces derniers sont la propriété de leurs parents et des institutions (écoles…). Punitions, humiliations, exploitations sont leur quotidien. Ils ne peuvent pas agir sans l’approbation des adultes… Ils ne sont « rien » et pourtant sont considérés comme « tout ». Ils sont soit-disant sans défense, ni réflexion. Les enfants sont confrontés en permanence à l’âgisme qui limite constamment leur façon de penser, d’agir et les mettent dans une position de « sous être », dépendants des adultes.
Il ne faut pas non plus oublier que les personnes âgées sont souvent exclues de la société. « Enfants » et « vieux » ne faisant pas partie de la catégorisation « adultes » sont considérés comme des individu-e-s irresponsables (et pas productifs !).


La religion

papeNoël est une fête religieuse. Croire en Dieu ou croire en un Dieu, ne serait-ce pas croire en un être supérieur, un maître qui dirigerait le monde et qui laisserait la réflexion s’évanouir puisque c’est lui, et lui seul, qui dicterait la morale, la sienne ou plus exactement celle que certain-e-s ont bien voulu lui attribuer ? Que penser de tous ces siècles de conflits et de guerres pour défendre telle ou telle religion ? De tant de sacrifices effectués au nom d’un Dieu qui n’existe que dans l’esprit de ceux et celles qui le vénèrent ? Ceux-ci n’imaginent la société que sur un plan hiérarchique, reproduisant toujours le système « dominant/dominé ».


Litana
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