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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:50

http://anars56.over-blog.org/article-solidarite-avec-nos-camarades-anarchistes-egyptiens-115083876.html

 

egypte-mouvement-anarchiste-dans-guerre-sociale-cours_2_698.jpgFondé le 23 mai 2011 au Caire, en plein cœur de la révolution égyptienne, le Mouvement Socialiste Libertaire, non content de participer concrètement à la vague qui devait finir par emporter Moubarak et le gouvernement, a continué de se battre et de se développer, en refusant de laisser la rue et le pouvoir aux Frères Musulmans.

Sur la base d’un projet de société sans classes, débarrassée de l’Etat et du capitalisme, nos camarades égyptiens ont pris une part active aux récentes manifestations s’opposant au président Morsi, par le biais, notamment, d’un Egyptian black bloc n’hésitant pas à se confronter aux forces de police. Plusieurs militants du Mouvement Social Libertaire furent arrêtés durant ces jours d’émeutes, et déferrés devant les tribunaux.

Le mercredi 23 janvier, lors d’une séance publique au tribunal d’Alexandrie, les forces de police chargées de surveiller la salle se sont subitement mises à charger sans raison la foule (tabassages et arrestations). Parmi les 31 personnes arrêtées se trouvaient quatre camarades du Mouvement Socialiste Libertaire. Ces camarades sont :
- Mohamed Ezzdine
- Amir Asaad
- Mohamed Albadri
- Houssine Mohamed.

Ils sont accusés d’association de malfaiteurs en vue d’action de vandalisme, de destruction de bien public et d’usage de la violence contre des représentants de l’ordre public. Ils sont tous les 4 des membres actifs du MSL et sont aujourd’hui encore emprisonnés, en attente d’un jugement, au motif que leur libération risquerait de provoquer un trouble à l’ordre public.

La Fédération Anarchiste apporte son total soutien au Mouvement Socialiste Libertaire égyptien dans sa lutte contre l’oppression, quelle que soit la forme qu’elle prenne et est solidaire des camarades arrêtés et maintenus en détention sous des prétextes arbitraires.

Au même titre que le MSL, la Fédération Anarchiste accuse le ministère de l’intérieur égyptien d’abus de pouvoir et de vengeance auprès des anarchistes égyptiens ainsi que le gouvernement fasciste des frères musulmans d’être derrière ces arrestations.

Malgré la répression, en Egypte et comme partout, notre lutte continuera jusqu’à l’abolition de l’Etat et du capitalisme !

La Fédération anarchiste

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 11:56

http://endehors.net/news/tunisie-la-lutte-continue-chronique-des-luttes-sociales-en-octobre-2012

 

Tunisie.jpeg

Depuis l'été, les foyers de contestation se multiplient dans l’intérieur de la Tunisie, où des manifestations et des grèves ont lieu quasi-quotidiennement. De nombreuses villes ont organisé des grèves générales pour dénoncer les conditions de vie et de travail. Des émeutes et des affrontements avec les agents de l'Etat ont lieu régulièrement.

Lors des mouvements de grève, les revendications portant sur l’amélioration des conditions de travail arrivent en tête, suivies par les salaires puis par la solidarité avec les employés. Le plus fort taux de grèves a été enregistré dans le secteur du textile, habillement et chaussure, suivi par celui de la sous-traitance, et des industries mécaniques.

Le 8 octobre, décès de Nasr Ben Amor qui observait un sit-in et une grève de la faim au siège régional de l’Union des travailleurs de Gafsa. Il protestait depuis le 24 septembre, avec une vingtaine de ses collègues pour être réintégrés au sein de la Société de Phosphate de Gafsa d’où ils avaient été renvoyés sous Ben Ali.
Le 10 octobre, un groupe d'islamistes a fait barrage aux employés de Transtu (entreprise de transports) qui observent une grève ouverte devant le siège de l’Ugtt, la centrale syndicale. Selon un syndicaliste joint sur place «Ce sont toujours les mêmes visages qui reviennent. Nous les connaissons tous ces jeunes barbus et d’une rare violence, souvent mobilisés par le parti Ennahdha».
Les journalistes ont aussi participé à un mouvement de grève pour obtenir l'application de décrets garantissant les droits des journalistes (interdiction des restrictions à la circulation de l’information et protéction des sources). Le pouvoir tunisien aurait partiellement cédé.

Plusieurs grèves générales ont été observées dans le pays : à Tajerouine, Thalla, Ksar, Sbiba.  A titre d'exemple, à Thalla, la détérioration de l’ensemble des dimensions de la vie quotidienne (santé, hygiène, logements, infrastructures sanitaires…) et l’indifférence absolue des autorités centrales et locales (Gouverneur de Kasserine) à l’égard de la misère sans nom vécue par les habitants de cette ville phare de la (leur) révolution conduisent les Thalois à ce mouvement de grève…

Des émeutes éclatent régulièrement dans le pays. A Djerba, le 6 octobre des habitants organisent un sit-in réclamant la fermeture d’une décharge qui pollue leur territoire, et menace leur santé. Face à la détermination des manifestants la police aurait dirigé la répression contre l'ensemble des habitants de la ville, et tiré à balles réelles. D'après le ministère de l'intérieur "de violents affrontements ont eu lieu entre certains protestataires et  les forces de l’ordre. Ils ont généré une cinquantaine de blessés : deux parmi les manifestants et 48 parmi les forces de l’ordre". Des habitants de Ouedhref (gouvernorat de Gabès) ont observé une grève générale, pour des raisons similairement liées à une décharge polluante.

A Gabès, suite aux résultats d'un concours de recrutement du Groupe chimique tunisien (GCT), la production a été, temporairement, arrêtée à l'usine du GCT à Gabès depuis mercredi à 23 heures par des groupes de jeunes qui contestaient les résultats du concours. Manifestation, blocage des entrées de la zone industrielle ont eu lieu, suivis de l'instauration d'un couvre-feu et de plusieurs jours d'affrontements avec la Police.
Sidi Bouzid est e lieu de grèves et sit-in en tout genres. Vendredi 5 octobre, lors d'une visite du gouverneur, la police a tiré des balles en caoutchouc et utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants qui réclamaient le départ du gouverneur accusé d’”incompétence”. Le gouverneur aurait pris la fuite. Vidéo ici :

 

Des agressions de représentants de l'Etat ont régulièrement eu lieu : incendie de la voiture du chef de Police de La Marsa, agression du commandant de la Garde Nationale, postes de police incendiés à Teboulbou et à Haouaria ...

Synthèse réalisée à partir d'informations collectées sur les sites 'Jura Libertaire ' et 'Solidarité ouvrière'. Merci à eux !
- http://juralib.noblogs.org
- http://communismeouvrier.wordpress.com  

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:11

http://dndf.org/?p=10914&utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=latelier-du-monde-au-bord-de-limplosion

 

atelier_du_monde_au_bord_de_l039implosion.jpg

Les grèves se suivent dans les usines chinoises et les revendications se ressemblent. Mauvaises conditions de travail, heures supplémentaires non payées, salaire trop bas… Les sous-traitant de Nike, d’Etam, d’Apple ou d’IBM sont les premiers d’une liste destinée à s’allonger.

« Il y a des grèves tous les jours dans le Delta de la rivière des perles », explique Geoffrey Crothall, le porte-parole de l’ONG China Labour Bulletin à Hong Kong, un organisme qui défend les droits des travailleurs chinois. « Il y a une concentration d’activisme côté travailleur parce que ces travailleurs n’ont aucun autre moyen d’exprimer leurs griefs : il leur est impossible résoudre le problème par un dialogue pacifique car les syndicats ne sont d’aucune efficacité : ces grèves, c’est le seul moyen qu’ils ont de forcer leur usines à faire des concessions ». 

Et pour cause : au cours des deux dernières semaines, plus de 10 000 ouvriers de différentes usines confondues se sont mis en grève.

Lundi 21 novembre, 700 employés de l’usine taïwanaise Jingmo Electronics qui fabriquent des claviers d’ordinateurs pour Apple et IBM ont cessé le travail. Le lendemain, c’est au tour de 400 ouvriers de l’usine de sous-vêtements Shenzhen Top For Underwear de se mettre en grève. Fin octobre, ils étaient 1178 chez le fabricant japonais de montre Citizen à tenir tête à leur patron pour obtenir la rémunération de 40 minutes de présence quotidienne supplémentaire imposée mais non payée depuis plusieurs années.

La manifestation la plus importante a cependant eu lieu à Dongguan. 7000 employés de l’usine de chaussures Yucheng Footwear Factory, un sous-traitant de Nike et d’Adidas, sont ainsi descendus dans la rue pour protester contre l’annonce de 18 licenciements, une baisse de leurs salaires, ainsi que la suppression de leur temps de travail supplémentaire, laissant aux employés un maigre salaire de base. Une douzaine de travailleurs a été blessée par la police et envoyée à l’hôpital.

 

Des conditions de travail qui se détériorent avec la crise européenne

La crise de la dette en Europe et une situation économique difficile aux Etats-Unis entraînent depuis plusieurs mois une chute spectaculaire des commandes dans les usines chinoises travaillant pour l’exportation. Dans la province du Guangdong (sud-ouest) par exemple, ces dernières ont plongé de 9% le mois dernier ! L’activité manufacturière chinoise enregistre actuellement sa plus forte chute depuis mars 2009, tandis que l’inflation a stagné à 5,5% le même mois. « L’économie chute et ce sont les travailleurs qui font les frais de ces pertes » s’insurge Geoffrey Crothall. « Ils ne peuvent pas le supporter! ».

« De très nombreuses entreprises veulent en conséquence délocaliser vers l’intérieur du pays où la main d’œuvre coûte beaucoup moins chère », analyse Li Qiang, le fondateur de l’ONG China Labor Watch, basée aux Etats-Unis. « Il y a beaucoup d’anxiété parmi les travailleurs : ils ont peur que leurs usines ferment et qu’ils soient virés sans compensation. Ils sont anxieux de savoir où leurs usines vont être relocalisées. Tout ça ajoute au sentiment de malaise », renchérit Geoffrey Chrothall.

Les patrons chinois de ces usines sont donc loin d’être tiré d’affaires … Les statistiques de la fédération des industries de Hongkong prévoient qu’un tiers des 50 000 usines chinoises appartenant à des industriels de l’ancienne colonie britannique pourrait fermer et licencier en masse d’ici janvier.

Étrangement, il n’existe pas de statistiques concernant le futur des usines chinoises qui produisent des biens à destination du marché intérieur. A croire que celles-ci ne sont jamais en grève…

« Je pense que les grèves dans les compagnies qui travaillent à destination du marché intérieur se ressoudent plus rapidement pour une raison très simple » explique Geoffrey Chrothall, « c’est parce que le gouvernement opte pour une ligne beaucoup plus dure contre ces travailleurs ». Voilà pourquoi, nous n’en entendons jamais parler …

29/11/2011 | Jeanne Perray (Aujourd’hui la Chine).

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 12:45

http://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2011/11/26/les-etudiant-e-s-chilien-ne-s-reprennent-la-rue-pour-exiger-une-education-gratuite-et-de-qualite-barricades-et-emeutes-a-santiago-24-novembre-2011/

Chili: affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

ATS / AFP | 25.11.2011 | 07:16

Des milliers d’étudiants chiliens ont manifesté à Santiago jeudi en faveur d’une réforme de l’éducation. Des incidents épars ont opposé en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules.

Plusieurs milliers d’étudiants chiliens, ont manifesté à Santiago jeudi lors de marches ponctuées de violences et d’arrestations, sur fond de tractations au Parlement sur le budget 2012 de l’Education. Les étudiants sont mobilisés depuis sept mois pour une réforme de l’éducation.

Au moins 2000 personnes dans la matinée, 10’000 en fin de journée selon les organisateurs, ont défilé lors de deux manifestations distinctes, comme le mouvement étudiant en a convoqué une quarantaine depuis mai. Mais avec une participation en baisse sensible ces dernières semaines.

Des incidents épars ont opposé tôt le matin en divers points de la capitale la police et de petits groupes d’émeutiers en cagoules, puis les heurts se sont renouvelés dans la journée à la fin de la marche, et de nouveau en début de soirée, autour de barricades improvisées de pneus enflammés. La police a indiqué avoir arrêté 58 personnes au long de la journée.

Le gouvernement a dénoncé les nouvelles mobilisations, «qui sont vraiment de trop, ne génèrent plus que de la gêne. Les gens se demandent vraiment: jusqu’à quand?», a déclaré son porte-parole Andres Chadwick.

Au Parlement, la majorité de droite qui tient la Chambre des députés, et l’opposition de gauche, majoritaire au Sénat, mènent des tractations serrées sur le budget de l’Education, qui doit être approuvé avant le 30 novembre.

Les étudiants réclament depuis des mois que la part du budget consacrée à l’Education soit rapprochée des normes des pays développés, et du minimum (7%) recommandé par l’Unesco. Elle est de l’ordre de 4,5% au Chili.

Etudiants, lycéens et enseignants sont mobilisés depuis le mois de mai pour réclamer la réforme d’un système éducatif aux grandes disparités entre privé et public. Il réclament surtout un fort réinvestissement de l’Etat dans l’enseignement public, délaissé depuis les politiques libérales sous la dictature (1973-1990).

Les étudiants chiliens s’affrontent avec la police lors d’une manifestation

Associated Press 24/11/2011

SANTIAGO, Chili - des étudiants chiliens se sont affrontés avec la police jeudi lors d’une manifestation demandant plus de financement pour l’éducation publique, tandis que les étudiants en Colombie et en Argentine ont également pris la rue par des manifestations simultanées.

La police chilienne a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un groupe de manifestants cagoulés qui lançaient des pierres et des bouteilles. Environ 20 manifestants ont été arrêtés.

Certains manifestants ont brûlé un camion et ont brisé les vitres d’un autre véhicules, a déclaré Omar Nunez, le propriétaire du véhicule.

Les étudiants ont débuté la protestation il y a six mois au Chili afin de demander plus de financement et d’autres modifications au système d’éducation publique. La grande majorité des marches de protestation dans les derniers mois ont abouti à des affrontements entre manifestants et policiers.

Les dernières manifestations ont eu lieu alors que les législateurs du Congrès du Chili étaient en train de discuter du financement de l’éducation.

Le gouvernement chilien, par l’intermédiaire d’Andres Chawick, a déclaré que la protestation était inutile, disant que législateurs avaient «dialogué intensément pour voir si un accord pouvait être atteint. »

Les manifestations au Chili ont inspiré des actions similaires dans d’autres régions d’Amérique du Sud.

Plusieurs milliers d’étudiants colombiens ont participé à des marches multiples jeudi. En Argentine, environ 1.000 étudiants ont défilé dans les drapeaux de Buenos Aires et avec des banderoles comme « la lutte étudiante se promène dans l’Amérique latine. »

Traduit par Le Chat Noir Emeutier, 26/11

Presse bourgeoise (AFP, ATS, AP), 15/11/2011

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 23:33

http://fa86.noblogs.org/?p=954

BALI (INDONÉSIE), ENVOYÉ SPÉCIAL - C’est une grève lointaine qui paralyse depuis des semaines les activités d’une gigantesque mine d’or et de cuivre située au pied d’une montagne reculée, dans l’extrême orient de l’Indonésie. Une province peuplée en majorité par des tribus de l’ethnie papoue. Mais pour lointaine qu’elle soit, cette grève observée par plus d’un tiers des 23 000 mineurs est en train de faire flamber les cours sur les marchés mondiaux : possédée à 90,6 % par le géant américain Freeport McMoRan – le reste étant détenu par l’Etat indonésien –, cette mine recèle l’une des plus grandes quantité mondiale de cuivre et d’or.

Les mineurs protestent contre des salaires insuffisants compte tenu de leurs conditions de travail, des dangers qu’ils prennent et du coût de la vie dans cette province reculée de Papouasie, située à plus de 4 000 kilomètres à l’est de la capitale, Djakarta. Cela fait plusieurs semaines que la colère gronde dans la zone, où plus de 8 000 mineurs, en majorité papous, bloquent les routes d’accès, empêchant les non grévistes d’accéder au chantier. Le conflit est entré dans son troisième mois, le 16 novembre, sans aucun signe de règlement à l’horizon. Les appels du président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, à une « résolution appropriée » de la querelle sont restés sans réponses.

GRAVES ATTEINTES AUX DROITS DE L’HOMME

La province où est située la mine englobe la partie occidentale d’une très grande île dont les régions orientales forment l’Etat de Papouasie Nouvelle Guinée, indépendant depuis 1975, après une longue tutelle australienne et allemande. Appelée province de « Papua » en indonésien, l’ouest de cette même île fut hollandaise avant d’être rattachée formellement à l’Indonésie en 1969.

Depuis, cette région est des plus instables : un conflit largement ignoré du monde extérieur perdure entre des séparatistes papous et l’armée indonésienne, restée toute puissante dans cette province placée sous quasi contrôle militaire. Et interdite aux journalistes occidentaux. Les soldats indonésiens sont perpétuellement accusés de graves atteintes aux droits de l’homme contre la population indigène. Des milliers de manifestants ont encore défilé, le 14 novembre, dans la capitale provinciale, Jayapura, pour réclamer l’indépendance.

Les mineurs de la mine Glasberg, qui sont payés l’équivalent de 1,50 dollar de l’heure, exigeaient, au début du mouvement, une augmentation vingt fois supérieure à leurs actuels émoluments, soit 30 dollars. Ils ont ensuite revu à la baisse leurs demandes, proposant 4 dollars. En face, les Américains ont suggéré une augmentation de 35% par rapport au tarif actuel de 1,50 dollar, c’est-à-dire 53 cents de plus… Les grévistes ont refusé. Depuis, c’est l’impasse.

 MANQUE À GAGNER POUR DJAKARTA

L’affaire coûte fort cher à Freeport McMoRan et à l’Indonésie. L’entreprise américaine, qui avait affiché des profits de 5 milliards de dollars tirés de l’exploitation de la mine en 2010, a annoncé des pertes se chiffrant à 19 millions de dollars par jour depuis le début de la grève. Le gouvernement de Djakarta a recueilli, grâce aux revenus de la mine, 1,4 milliard de dollars en impôts et royalties durant le premier semestre 2011, selon le quotidien The Jakarta Globe. On imagine le manque à gagner pour Djakarta.

Freeport a beau affirmer qu’une partie de ces revenus collectés par l’Etat sont reversés à la province et comptent pour 68% du budget de cette dernière, tel n’est pas l’avis des grévistes. Selon certains d’entre eux, rencontrés par un correspondant local de l’AFP, « les écoles publiques et les centres de soins sont en nombre insuffisants et trop éloignés les uns des autres ». En outre, les Papous affirment toucher encore moins que leurs collègues d’Afrique et d’Amérique latine.« Durant toutes ces années, je n’ai jamais reçu ni promotion, ni augmentation », a confié Nus Magay, un mineur. « Et pourtant, a-t-il tonné, je travaille pour une compagnie minière de classe internationale ! »

Presse bourgeoise et colonialiste – Bruno Philip (Le Monde), 21/11/2011

Voir les précédentes luttes menées par les salarié.es contre Freeport ici et

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:26

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article4024

Après Ben Ali et Moubarak, d’autres dictateurs sont menacés par la rue et commencent à craindre pour leur place.

arton4024-119x142Au Yémen, au Bahreïn, en Libye, en Iran, etc. des salarié-e-s, des travailleurs et travailleuses privé-e-s d’emploi, des étudiant-e-s, descendent dans la rue pour chasser les tyrans.

En Tunisie même, alors que les médias présentent la révolution comme terminée, des manifestations ont lieu pour exiger le départ du gouvernement majoritairement issu du parti de Ben Ali et les travailleurs et travailleuses de nombreuses entreprises se mettent en grève pour obtenir la satisfaction immédiate de revendications sociales.

En Égypte, les revendications politiques laissent la place à des exigences sociales : les 24 000 salarié-e-s de la principale usine du pays ont ainsi obtenu par la grève une hausse de salaire de 25%, démontrant que la lutte du peuple égyptien n’a pas seulement pour but le remplacement d’un « pharaon », mais la fin du système politique, économique, et social qui s’appuie sur la dictature.

Face à cette révolte, la réaction est brutale : quand le régime se sent menacé, les forces de répression tirent sur les manifestant-e-s.

En Libye, les avions du régime tirent sur la population et les mercenaires aux ordres de Kadhafi massacrent par centaines les manifestant-e-s, ce qui n’empêche pas ces dernier-e-s de prendre le contrôle de villes importantes comme Benghazi et Al-Baïda.

Au Yémen, la police tue des manifestant-e-s. Au Bahreïn, après avoir fait tirer sur la foule, le régime commence à lâcher du lest.

Malgré la répression, la révolte s’étend : des manifestations sont prévues ou ont déjà eu lieu en Algérie, en Iran, au Maroc, en Mauritanie, à Djibouti, en Syrie, en Jordanie, etc. Elle dépasse les frontières du « monde arabe » (en Kabylie, en Iran, en Mauritanie, voire en Chine, etc.) et les différences religieuses (des chiites, des sunnites, des laïcs, des coptes, ont pris part aux manifestations) et touche des régimes politiques aussi différents que l’Algérie des généraux, l’Iran des mollahs, la monarchie américanophile du Bahreïn, ou la Libye « socialiste ».

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire des dirigeants aux abois et leurs alliés occidentaux, la population insurgée n’a pas pour but l’instauration de régimes islamiques ou le départ de telle ou telle personne, mais la fin de tout le système dictatorial, qu’il soit laïc ou islamique, qu’il soit allié des États-Unis ou qu’il s’y oppose.

Nous devons, en France et ailleurs, soutenir ces révolutions et réaffirmer que, en Libye, en Tunisie, comme partout, c’est au peuple de décider librement de son destin, contre les dictatures et contre les ingérences des États occidentaux soucieux de défendre leurs intérêts économiques. En effet, même si les dirigeants des grandes puissances ont vu le vent tourner et affirment maintenant soutenir la « transition démocratique », cela n’empêche pas Sarkozy d’accueillir à Paris, ce lundi, le dictateur gabonais Ali Bongo. Contre l’impérialisme, contre la Françafrique, contre les dictatures, le combat ne fait que commencer.

Libertaire, égalitaire, une révolution reste à faire.

Alternative libertaire, le 22 février 2011

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 11:45

Reçu par mail le 4 février 2011 par la CNT AIT :

Pour information, nous vous transmettons cet interview d'un compagnon anarchiste égyptien, réalisé par d'autres compagnons du moyen orient,  que nous avons traduit.

Ses positions ne reflètent pas nécessairement celles de la CNT-AIT, mais  cela nous parait important de partager ce point de vue

Par ailleurs nous réaffirmons notre totale et entière solidarité avec les compagnons qui se battent partout pour la justice sociale, la liberté, la dignité, dans une perspective communiste libertaire.

CNT-AIT Paris (SIPN)

 

1) Peux tu nous dire de quel mouvement tu viens ?

Je suis du Black Flag, un petit groupe anarcho-communiste en Egypte.

 

2) Le monde regarde l'Egypte, et même bouge en solidarité. Toutefois, du fait qu'internet a été coupé, l'information était difficile à trouver. Peux tu nous dire ce qui s'est passé en Egypte la semaine dernière ? A  quoi cela te fait il penser suivant ta perspective? (...)

C'est ce mardi que tout a commencé, ça a été l'étincelle qui a allumé le feu, mardi de grandes manifestations étaient dans les rues dans toutes  les villes égyptiennes, le mercredi a commencé le massacre, ils ont commencés par essayer de terminer le sit-in sur la place Tahrir le mardi tard dans la nuit, et ont continués dans les jours suivants, en particulier dans la ville de Suez.

Suez a une valeur particulière dans tous les coeurs égyptiens, c'était le centre de la résistance aux sionistes en 1956 et en 1967, dans le même district, dans lequel combattait les troupes de Sharon de retour dans les guerres israélo-égyptiennes. La police de Moubarak y a fait un massacre, au moins 4 personnes ont été tuées, 100 blessés, des bombe à gaz, des balles en caoutchouc, des armes à feu, une étrange substance jaune jeté au-dessus des gens, peut être du gaz moutarde.

Le vendredi 28 a été appelé le Jumu'ah de la Colère (Jumu'ah est le terme arabe pour désigner le vendredi. Vendredi [et samedi] sont les jours de week-end en Egypte, comme dans de nombreux pays musulmans. C'est le jour sacré dans l'Islam, parce que les prières se font en ce jour, appelé la prière du vendredi)

Il a été prévu, après cette prière, d'aller marcher en manifestation, vers midi. La police a tenté d'empêcher les marches avec toute sa puissance et sa violence, il y a eu de nombreux affrontements au Caire, (au centre-ville, dans Mattareyah (Est du Caire)). Dans toute l'Egypte, en particulier dans les villes de Suez, Alexandrie, Mahalla (dans le delta du Nil, l'un des centres de la classe ouvrière), à partir de midi jusqu'au coucher du soleil des gens ont défilé. Au Caire, dans le centre-ville, cela s'est terminé par un sit-in sur la place Tahrir [Libération en arabe] [qu'il a été décidé de maintenir] jusqu'à la suppression du régime de Moubarak. Les gens chantaient un seul mot d'ordre "le peuple demande le retrait du régime".

Au coucher du soleil, à 17 heures (heure locale), Moubarak a déclaré le couvre-feu et l'armée a été envoyée dans les villes égyptiennes. Ce couvre-feu a été suivi d'évasions planifiées par la police, qui a laissé des criminels et des voyous appelé Baltagayyah [s'enfuir de prison]. Ce plan de la police d'une grande évasion de criminels dans de nombreuses prisons égyptiennes [était destiné à] effrayer les gens en Egypte. Aucune police ; peu de soldats de l'armée pour contrôler la rue, les gens étaient effrayés. Il s'en est suivi un matraquage médiatique sur les chaînes de télévision égyptienne, les radios, les journaux, sur des pillages dans de nombreuses villes, sur des voleurs qui tiraient des coups de feu sur les gens. [Mais en réponse] les gens se sont organisés en "comités populaires" pour sécuriser chaque rue. D'un coté cela a été salué par le régime pour effrayer encore plus les gens sur l'instabilité dans le pays, mais d'un autre c'est aussi à partir de ce point que nous pourrions [nous appuyer pour ] commencer à construire des conseils ouvriers.

 

3) En date de mercredi (26 janvier), il y a des affrontements entre les pro et anti Moubarak. Est-ce la bonne façon de le décrire? Qui sont les "supporters de Moubarak" ? Comment ces affrontements ont affectés l'attitude générale de la classe ouvrières Egyptienne ?

Il est absolument faux de dire qu'il s'agissait de [simples] « échaufourrés»  entre anti et pro-Moubarak. [il fait ici référence à la presse égyptienne qui a présenté les évènements comme de simples bagarres]

La manifestation pro-Moubarak était composé de beaucoup de ces Baltagayyah [voyoux mercenaires de la police, indicateurs, ...] et de membres de la police secrète qui ont attaqués les manifestants sur la place Tahrir. Cela a débuté seulement après le discours de Moubarak hier, après le discours d'Obama aussi. Personnellement je pense que Moubarak se sent comme le boeuf que l'on égorge et qui tente d'asperger de son sang ses sacrificateurs. Il se sent comme Neron [qui a brûlé Rome], il veut réduire en cendre l'Egypte avant son expulsion, en essayant de faire croire aux gens qu'il est un synonyme de stabilité, de sécurité et de tranquilité. Dans ce sens, il a vraiment fait quelques progrès : une sainte alliance nationale a maintenant été formé contre les Tahrirites (manifestants Tahrir) et contre la Commune de Tahrir.
Beaucoup de gens disent, en particulier dans la classe moyenne, que les manifestations doivent se terminer parce que l'Egypte a été brûlée, que la famine a commencé [l'alimentation des plus pauvres en produits de base --et notamment le pain dont les egyptiens sont les plus gros consommateurs mondiaux -- est totalement sous contrôle de l'Etat. Il détient l'arme alimentaire ...]. Mais ce n'est pas totalement vrai, ce n'est que de l'exagération. Toute révolution a ses difficultés, et Moubarak en utilisant la peur et la terreur veut rester plus longtemps.

Personnellement, je veux dire que même si les manifestants étaient les responsables de cette situation, même si, Moubarak doit partir, il doit s'en aller, en raison de son incapacité à faire face à la situation actuelle.

 

4) Que penses tu qu'il se passera la semaine prochaine ? Comment la position prise par le gouvernement américain peut-elle affecter la situation là-bas ?

Personne ne peut deviner ce qui se passera demain ou la semaine prochaine,. Moubarak est un idiot tenace, et les médias égyptiens font la plus grosse campagne médiatique de leur histoire pour retenir les protestations de vendredi prochain, le 4 Février. Il y a un appel pour une autre marche du million [de personnes] sur Tahrir, appelée "le vendredi du salut". La position prise par le gouvernement des États-Unis nous affecte plus que cette manifestation, Moubarak est un tel traître qu'il pourrait tuer tout le peuple, mais ne pourrait pas dire non à ses
maîtres.


5) Quelle a été la participation des anarchistes de lutte de classe ? Qui sont leurs alliés ? (Évidemment maintenir la sécurité à l'esprit)

L'anarchisme en Egypte n'est pas une grande force, vous pourrez trouver quelques anarchistes, mais pas encore une grande force. Les anarchistes en Egypte ont rejoint à la fois les manifestations et les comités populaires pour défendre les rues contre les voyous : les anarchistes en Egypte mettent un peu d'espoir sur ces conseils. Les alliés des anarchistes en Egypte sont les marxistes, bien sûr, nous ne sommes pas aujourd'hui dans le moment du débat idéologique. Toute la gauche appelle à l'unité puis se chamaille sur tout et n'importe quoi. Les anarchistes en Egypte font partie de la gauche égyptienne.


6) Quelles formes de solidarité peuvent être construites entre les révolutionnaires en Egypte et ceux de l'"Ouest" ? Qu'est-ce qui peut être fait immédiatement et que devrions-nous faire dans le long terme ?

L'obstacle le plus difficile que les révolutionnaires égyptiens peuvent confronter est la coupure des communications [téléphone, mobile, internet]. Les révolutionnaires de l'Ouest doivent faire pression sur leur gouvernement pour empêcher le régime égyptien de faire cela.  Ca s'est ce pour le moment, mais personne ne peut dire ce qui se passera dans le long terme. Si la révolution gagne, alors les révolutionnaires de l'Ouest doivent renforcer la solidarité avec leurs compagnons égyptiens en cas d'agression des Etats-Unis et d'Israël. Si la révolution est défaite alors ce sera le massacre de tous les révolutionnaires égyptiens.


7) Quelles seront les tâches principales quand  Moubarak sera parti ? Est ce que cela a été beaucoup prévu au niveau de la rue ? Qu'est-ce que les révolutionnaires anti-capitalistes proposent ?

La tâche principale aujourd'hui, en parlant des exigences exprimées par la rue, est celle d'une nouvelle constitution et d'un gouvernement provisoire, puis de nouvelles élections. Il y a beaucoup de plans échaffaudés à ce sujet par de nombreuses tendances politiques ici et en particulier les frères musulmans. Les anti-capitalistes révolutionnaires ne sont pas très nombreux au Caire, les communistes, la gauche démocratique, les trotskistes demandant les mêmes exigences sur les élections et une nouvelle constitution. Mais pour nous, anarchistes, anti-capitalistes mais  anti-Étatistes également, nous allons essayer de faire que les comités, qui ont étés créés initialement pour protéger et sécuriser plus fortement les rues, puissent être transformer en rééls conseils [ouvriers].


8) Que voulez-vous dire aux révolutionnaires à l'étranger ?

Chers camarades du monde entier, nous avons besoin de solidarité, d'une grosse campagne de solidarité et la révolution égyptienne va gagner.

Traduction : CNT-AIT Paris (SIPN) / contact@cnt-ait.info

================

Envie de discuter de ce texte ? Forum Rouge et Noir :
http://cnt.ait.caen.free.fr/forum/viewtopic.php?f=13&t=6503&p=44398#p44398

Journal Anarchosyndicalisme en ligne :
http://www.cntaittoulouse.lautre.net/secteur.php3?id_rubrique=1&lang=fr

Actualité de l'anarchosyndicalisme : http://cnt-ait.info

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:32

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article3935

Depuis début janvier, l’Algérie est le théâtre de manifestations et de violents affrontements entre la jeunesse et les forces de l’ordre. On compterait plusieurs morts et de nombreuses arrestations.

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est la hausse du prix des produits courants et la réduction des aides sociales. Certains produits comme l’huile, véritable produit national au même titre que le vin en France, ont vu leur prix augmenter de façon alarmante.

A la pauvreté et au manque de liberté s’ajoute donc un autre malheur. Des manifestations et des émeutes ont eu lieu spontanément à Alger, Bejaia, et dans les principales villes du pays. La jeunesse fortement touchée par le chômage est au premier rang.

Le régime en place ne s’intéresse guère au sort de la population algérienne, il n’est là que pour les intérêts des apparatchiks du FLN et des entreprises.

Issu de la vieille garde du FLN, Abdel Aziz Bouteflika est au pouvoir depuis 1999. Il peut être perçu comme un symbole de stabilité après des années de guerre civile. Stable, son régime l’est, il n’a aucun mal à se maintenir à la tête du pays et pour cause, à chaque élection il est élu avec des scores avoisinants les 90%…dés le premier tour !

Rares sont les journalistes qui osent dénoncer certaines de ses pratiques douteuses, car c’est la case prison. Rares aussi sont les chrétiens pouvant librement pratiquer leur culte, là aussi ce peut être la case prison dans certains cas. Mais rien de comparable avec les évènements de 2001-2002. En effet, ces premières années au pouvoir ont été marquées par le « printemps noir », mouvement pour le respect de l’identité kabyle et l’autonomie, où il est responsable de la mort de centaines de personnes et de milliers de blessés.

Rien d’étonnant donc a sa réponse actuelle : il a répondu par la violence comme il l’a toujours fait avec les effets que l’on sait.

Le président Abdel Aziz Bouteflika a toujours eu les mains libres dans son pays et ce n’est pas une opposition légale algérienne lâche et réformiste ou l’Union Africaine qui lui reprochera.

Audris (AL St Etienne)

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:01

http://www.lepost.fr/article/2010/11/10/2299685_halte-au-massacre-au-sahara-occidental.html

10/11/2010 à 11h15 - mis à jour le 10/11/2010 à 12h43, par Paco

La communauté internationale a redécouvert ces jours-ci le drame du Sahara Occidental à travers la répression marocaine dans et autour d’El Aaiun, la capitale sahraouie. Un rassemblement est organisé aujourd’hui à Paris pour demander l’organisation rapide d’un référendum d’autodétermination pour le dernier peuple colonisé d’Afrique.

 


Le texte de l’appel :

 

Lundi 8 novembre, le jour même de l’ouverture du 5ème round des négociations à Washington entre le Front Polisario et le Maroc sous l’égide des Nations unies, les autorités marocaines ont lancé leurs policiers, leurs militaires et leurs colons armés contre la population sahraouie.

 

Le « campement de l’indépendance » de Gdeim Izik, installé dans le désert près d’El Aaiun par plus de 20 000 Sahraouis protestant contre la répression et la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, a été encerclé puis incendié et détruit, les Sahraouis tabassés et pourchassés. Dans le même temps, les manifestations pacifiques de solidarité dans les villes sahraouies ont été réprimées avec une extrême violence : matraquages et tirs à balles réelles ont fait 11 morts, des centaines de blessés et des dizaines de disparus. Ce bilan n’est malheureusement que provisoire.

 

Des centaines de Sahraouis ont été arrêtés. Ennaama Asfari, militant sahraoui des droits de l’homme et co-président au CORELSO, a été tabassé et arrêté le soir du 7 novembre. Des journalistes et parlementaires étrangers (Willy Meyer, parlementaire européen espagnol, et Jean-Paul Lecoq, député français) ont été interdits de pénétrer au Sahara occidental et refoulés.

 

La communauté internationale doit réagir à cette nouvelle provocation du Maroc qui célèbre à sa façon le 35ème anniversaire de la Marche Verte qui avait entraîné l’exode de dizaines de milliers de Sahraouis vers les camps de réfugiés de Tindouf et conduit à l’occupation puis à la colonisation du Sahara occidental.

 

Nous dénonçons la violente intervention des forces policières et militaires marocaines contre la population sahraouie et nous appelons à un rassemblement de soutien à la lutte du peuple sahraoui le mercredi 10 novembre, à 17 heures, place du Trocadéro.pour exiger du gouvernement français, de l’Union européenne et des Nations unies d’agir pour :

- l’arrêt des massacres de la population sahraouie des territoires occupés.

- la libération des prisonniers sahraouis.

- l’organisation rapide du référendum d’autodétermination qui est le seul moyen de trouver une solution juste et définitive au conflit du Sahara occidental dans le respect du droit international.

 

Les signataires : AFASPA, AFAPREDESA, Amis de la RASD, APSO, Association des Sahraouis en France, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental.

 

 

Une vidéo qui présente la situation dans le camp de l'indépendance avant l'assaut des forces armées marocaines.

 

 


Lire aussi sur Le Post.fr : Jean-Paul Lecoq, un député indésirable au Maroc : http://www.lepost.fr/article/2010/11/09/2298544_jean-paul-lecoq-un-depute-indesirable-au-maroc.html

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 22:47
NI PLEURS DE CROCODILE, NI SILENCE - SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE HAÏTIEN

La misére frappe encore une fois Haïti. Cette fois, il s'agit d'un violent tremblement de terre qui a dévasté le pays et la tourné en un amas de gravats et de débris. Il reste encore à déterminer le nombre exact de victimes, mais la croix rouge parlent dors et déjà de 3 millions de personnes en détresse et le nombre de morts pourraient atteindre 100.000 - un terrible décompte lorsque l'on sait que la population haïtienne n'est seulement de 8 millions. Les images circulant des survivants écrasés sous les décombres demandant de l'aide, des enfants blessés, des personnes pleurant leur morts nous donne un sens précis de l'étendu de la tragédie, mieux que l'on ne pourrait jamais la raconter.

Durant cette terrible période bien évidemment, nous nous tenons au côté du peuple Haïtien. Nous leur apportons tout notre soutien, leur peine étant notre peine, et depuis ce forum nous appelons nos lecteurs et plus généralement tout le monde affecté par la tragédie à aider Haïti, au travers des organisations humanitaires qui ont lancé un appel, afin d'apporter un soulagement, un secours, et une aide à la population dans ces terribles conditions.

Nous ne pouvons par ailleurs pas nous empêcher de ressentir un dégoût en considérant l'hypocrisie d'une communauté internationale qui encore une fois pleurs des larmes de crocodiles à l'aube de cette « incompréhensible tragédie » (pour emprunter les mots d'Obama) sans reconnaître sa propre part de responsabilité - le séisme a été autant dévastateur car il s'est abattu sur un peuple déjà dévasté par un siècle d'interventions militaires, de pillages éhontés au vue et au sus de tous orchestré par des régimes autocratiques supportés par les États-Unis et la France et par les politiques des institutions financières dont les conséquences ont été la ruine du peuple haïtien au bénéfice d'une élite. Ce pays s'est transformé en un gigantesque «maquila» [ed. ces zones de libre commerce où l'on fabrique entre autres des textiles et des articles de confection, souvent pour le compte de grandes multinationales] où la majorité de la population survit grâce à la charité. Nous ne sommes pas confrontés à une simple catastrophe naturelle, comme les médias voudraient nous le faire croire : c'est la main de l'homme qui est l'auteur principal de cette tragédie. Ce tremblement de terre a simplement terminé le travail commencé par les États-Unis, la France, le Canada, la MINUSTAH (les troupes d'occupation des Nations Unies), le fond monétaire international, les fausses agences de développement comme USAID.

Le peuple haïtien n'a jamais été leur souci premier lorsque ces derniers étaient entraînés dans une spirale frauduleuse de dettes externes acquis sous la dictature de Duvalier, et l'«angoisse» ne les a pas pris à la gorge lorsque le remboursement de cette dette a été exigé de ce pays, appauvri et affamé et ce jusqu'au dernier centime .

Le peuple haïtien n'a jamais été leur souci premier lorsqu'ils ont eu à imposer les programmes d'ajustement structurel dans les années 90 qui ont eu des résultats calamiteux sur la population de même que la réduction des tarifs douaniers pour l'importation des céréales telles que le riz. La conséquence en a été la destruction totale de la paysannerie haïtienne qui a été poussée à rejoindre les bidonvilles de Port-au-Prince, laissant le pays qui était jusqu'alors autosuffisant, mourir de faim comme l'ont montré les émeutes de la faim en avril 2008.

Le peuple haïtien n'a jamais été leur souci premier lorsque les dictatures de Duvalier, de Namphy, d'Avril, de Cedras, et de Latortue (tout ceux qui ont reçu l'approbation de Washington et de Paris) ont violé, mutilé, fait disparaître et massacré des milliers d'haïtiens. Certains d'entre eux vivent aujourd'hui de manière luxueuse à l'étranger tel que Jean-Claude Duvalier en France. D'autres, comme Raoul Cedras au Panama., grâce à l'argent reçu des États-Unis après avoir accepté de se retirer du pouvoir, se sont transformé en homme d'affaire respectable.

Le peuple haïtien n'a jamais été leur souci premier lorsque des milliers d'abus sexuels contre les troupes «civilisationnistes» de la MINUSTAH ont été dénoncé ; troupes qui occupent encore le pays, violent et tuent dans une impunité absolue. La preuve en est le rapatriement de plus d'une centaine de casques bleus sri-lankais en novembre 2007, après avoir été accusés de viol et cela sans même avoir fait face à un simulacre de procès.

Le peuple haïtien n'a jamais été leur souci premier lorsque les «maquilas» ont conduit à une distorsion de l'économie haïtienne, payant des salaires de misères qui permettent à peine de se nourrir alors que des abus de toute sorte prenaient place dans les zone de libre commerce quotidiennement.

La liste des raisons de s'indigner des commentaires peinés de la part de Sarkozy, Obama, Ban-Ki-Moon, Lula est trop longue pour en donner un compte rendu exhaustif. On peut juste dire que plus la population est misérable, plus elle sera frappée durement par les vicissitudes de la nature. Cette misère a été causée par des forces ayant imposé le model social actuel à travers des dictatures et des pressions internationales : si trois personnes sur quatre vivant à Port-au-Prince résident dans des abris de fortune, cabanes, et taudis qui ont émergé de la ruine de l'économie haïtienne (principalement la campagne), peut-on réellement se demander pourquoi le nombre de mort doit se compter en milliers ?

Nous espérons que la solidarité de tous les peuples du monde avec leurs frères haïtiens soient massive. Comme il l'a été dit précédemment, la solidarité est le bras armé de la compassion de chacun. Nous espérons que cette solidarité, de laquelle des milliers de vies dépendent, arrive à destination et ne soit pas prise au piège dans une toile d'ONG et d'agences d'aide. Bien sûr, il y a de nombreuses organisations respectables comme La Croix Rouge qui encore aujourd'hui prodiguent un soulagement immédiat aux populations, mais à côté de celles-ci, nagent des requins qui n'hésiteront pas à faire surface afin de profiter de cette tragédie. Nous nous devons d'être vigilent et le mouvement populaire haïtien doit d'être alerte afin d'être sûr que l'assistance arrive effectivement à ceux qui en ont besoin, et soit distribuée efficacement. Nous espérons également qu'il n'y aura pas une invasion d' «hommes blancs» amenés par les ONG pour travailler, construire des maisons, alors même que les locaux dont 80% de la population est sans emploi peuvent le faire et devraient le faire eux-mêmes.

Encore une fois, nous en appelons à votre solidarité. Pas seulement à l'aube de cette événement particulièrement tragique qui secoue tous ceux et celles qui ont un coeur qui bat dans leur poitrine, mais la solidarité d'aujourd'hui et de demain, un type de solidarité qui gratte en dessous de la surface de la dévastation pour comprendre les racines profondes de la tragédie haïtienne. Racines, qui sont dans tous les cas plus profondes que ce séisme de 7 degré de magnitude ; en d'autres mots, une solidarité qui nous force à repenser les relations que les grandes puissances ont avec notre région, relations dont Haïti est l'exemple le plus attristant. Cette solidarité devrait nous permettre de questionner le rôle joué par les troupes, dont la majorité de l'effectif provient des pays latino-américains, dans l'occupation militaire d'Haïti. Une occupation qui a eu autant d'effet dévastateur que ce tremblement de terre, quelque chose difficile à nier en dépit des photos de soldats de la MINUSTAH distribuant des paquets de riz aux démunis.

José Antonio Gutiérrez D.
13 Janvier, 2010

Solidarité avec le peuple haïtien, Aujourd'hui et demain !

Traduction: Chloé Saint-Ville

Voir aussi cet article, qui comprend des renseignements pratiques sur la contribution aux efforts de solidarité :
Appel à la solidarité et à l'envoi de fonds pour les travailleurs d'Haïti !

Texte repris du site anarkismo


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