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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 21:39
 
La crise que nous traversons est loin d’être finie. Il s’agit non seulement d’une crise économique mais aussi d’une crise politique. Le capitalisme désagrège les sociétés et précipite la planète dans une catastrophe écologique. Les Etats organisent ce système prédateur.
Pour nous, l’autogestion est un outil pour une alternative sociale, économique et politique. N’attendons pas que les réponses tombent d’en haut, mais remettons en question notre manière de produire et construisons des réseaux de solidarité concrète, afin de reprendre nos vies en main.
En juin 2012, l’autogestion a été au cœur d’un événement festif et populaire, la Foire à l’autogestion. Une soixantaine de structures coopératives, politiques, syndicales et associatives y ont participé, attirant 1 300 visiteurs à Paris et à Montreuil.
Et si, cette année, on élargissait tous azimuts ? Nous proposons aux autogestionnaires de tout l’Hexagone – et en particulier aux groupes locaux des structures adhérentes à la Foire – de s’appuyer sur la Foire 2013 pour contribuer à faire revivre cette grande idée dans le débat public. Cela peut consister en l’organisation d’une conférence, d’une projection-débat ou de tout événement local qui mette en avant l’autogestion.
Le site web www.foire-autogestion.org informera de toutes les initiatives qui voudront s’inscrire dans ce cadre.
Pour sa 2e édition, la Foire à l’autogestion des 8 et 9 juin reviendra sur les questions de la reprise en mains de la production, mais aussi sur l’auto-organisation des luttes et le rôle d’un syndicalisme autogestionnaire. Dans le même temps, elle s’efforcera de faire davantage de place aux thématiques féministes et d’habitat. Autour des grands forums de débat, nous visons davantage d’ateliers pratiques, techniques et manuels, car la Foire à l’autogestion ne doit pas être qu’un lieu de parlottes ! Davantage de culture et de détente également, avec un aspect plus festif. Et, comme l’an dernier, des stands, un espace radio, un cycle de projection vidéo, un concert, une librairie, un espace enfants…
Tout cela dépendra de l’implication des militants et des organisations autogestionnaires car, comme l’an passé, l’événement reposera exclusivement sur le bénévolat et l’autofinancement. Nous en appelons donc aux bonnes volontés. L’autogestion sera joyeuse ou ne sera pas !
Foire-a-l-autogestion-2-2013.jpg
 La Foire à l’autogestion dure deux jours : les 8 et 9 juin, à la Parole errante, 9 rue François-Debergue, à Montreuil, métro Croix-de-Chavaux.
On y attend des dizaines de structures associatives, syndicales, coopératives et politiques, et 1500 à 2000 visiteurs.
L’entrée est libre. Vous donnez ce que vous voulez à l’entrée pour financer l’édition de l’année suivante.
 
Consulter le programme
 
 
 
 Foire à l'autogestion 2013
Information et contact sur www.foire-autogestion.org  
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 13:46

http://infokiosques.net/spip.php?article967

 

Entretien avec Arip, qui s’occupe avec quatre autres personnes de l’infoshop Pustaka Semesta (« bibliothèque universelle »), à Rumah Api (« le phare » ou « la maison insurgée »). Interview faite en anglais à Kuala Lumpur le 28 mars 2012.

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang78

- Qu’est-ce que Rumah Api ? A part l’infoshop, il s’y passe quoi ?

Rumah Api est un bâtiment loué avec un rez-de-chaussée et un étage. En haut, il y a l’infoshop, et au rez-de-chaussée il y a deux salles, une pour les concerts, projections et discussions, et une pour la cuisine, notamment utilisée par Food Not Bombs.

- Quelques personnes vivent également ici, n’est-ce pas ?

Oui, cinq personnes vivent ici, à l’étage. Et la plupart du temps, nous ne sommes pas seul-e-s, d’autres personnes nous rendent visite, les week-ends nous sommes parfois une vingtaine de personnes à rester ici, il y a toujours beaucoup de monde le week-end.

- Depuis quand existe Rumah Api ?

Rumah Api existe depuis décembre 2010. Avant, le même lieu s’appelait Gudang Noisy et était principalement utilisé pour faire des concerts punks, ça a commencé il y a environ cinq ans.

Il y a quelques temps, avec un ami, nous sommes allés à Singapour et nous y avons découvert l’espace autonome/punk Black Hole, et quand nous sommes revenus à KL [Kuala Lumpur] nous avons entendu dire que les gens de Gudang Noisy ne voulaient pas continuer leurs activités, donc on leur a fait la proposition de participer à Gudang Noisy, et quand la dernière personne impliquée dans Gudang Noisy a quitté le projet, il a voulu « prendre » le nom du lieu car il était enregistré dans les fichiers de l’Etat [un peu comme une marque déposée], donc on a changé le nom et lieu s’est appelé Rumah Api, mais on n’a pas enregistré le nom auprès du gouvernement...

Avant Rumah Api et l’infoshop Pustaka Semesta, il y avait un collectif politique appelé Kudeta, ils produisaient des zines et des feuilles d’info, ils ont été particulièrement actifs pendant le contre-G8 du Japon, en juillet 2008, mais à KL il n’y avait toujours pas de lieu anarchiste... Oh, et en 2010, on est allé aux rencontres anarchistes de Medan (Sumatra, Indonésie), et là on a rencontré des gens qui participaient à des infoshops au Japon et en Allemagne, et après on s’est dit qu’on pourrait faire quelque chose de semblable, c’est aussi un moment qui nous a pas mal inspirés.

Beaucoup d’Allemand-e-s sont venu-e-s à KL, et en Allemagne il y a pas mal d’infoshops anarchistes... Et comme on n’avait pas de lieu comme ça, on s’est vraiment dit qu’il était important d’en créer un ici, pour essayer de mobiliser des gens et faire connaître les idées anarchistes (parce qu’ici, peu de gens en connaissent l’existence), pour avoir un lieu où trouver des zines et des bouquins anarchistes, pour pouvoir en discuter, etc.

Avant, il y avait aussi un infoshop appelé A-Mince, à Terengganu, sur la côte est de la péninsule malaise, mais ça n’existe plus.

- Quand est-ce que l’infoshop Pustaka Semesta est ouvert, et comment faites-vous pour faire savoir que c’est ouvert ?

Pour commencer, on a organisé une fête d’ouverture en septembre 2010, et maintenant, comme on vit ici, on est ouvert presque tous les jours, les gens peuvent venir quand ils veulent, même si c’est mieux de ne pas venir le matin parce qu’en général, le matin, on dort.

Certain-e-s d’entre nous sont très occipé-e-s par leur travail salarié, mais malgré cela on arrive à ouvrir l’infoshop pratiquement tous les jours, pour ainsi dire on ne ferme jamais.

Pour faire connaître le lieu, on utilise Internet : on a un blog et une page sur Facebook, donc la plupart des gens sont au courant par Internet. On n’a mis aucune affiche dans les rues parce qu’on ne veut pas vraiment que tout le monde sache qu’on a un infoshop ici... On a aussi beaucoup appris du passé, du fait que quelques mouvements (notamment pendant le soulèvement du Parti communiste de Malaysie) ont été sévèrement réprimés via des opérations d’infiltration et de dénonciation. Comme la plupart de ce qu’on trouve ici est de tendance anarchiste, contre l’Etat, cela pourrait être suffisant pour que l’Etat décide de nous arrêter en utilisant différentes lois du style du Patriot Act, loi anti-terroriste américaine (en l’occurrence le Sedition Act ou l’Internal Security Act), simplement parce qu’on diffuse des idées anarchistes ou communistes. Ça pourrait être assez dangereux pour nous de parler publiquement/ouvertement de tout ça.

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang71

- Ok, donc vous pensez que ce serait dangereux pour vous de mettre des affiches dans les rues et de parler en public ouvertement, mais pas nécessairement de diffuser l’info par Internet avec un blog et une page Facebook ?

Ben ouais... On pense que pour le moment y’a aucun souci de parler de ça sur Internet, tant qu’on ne crie pas sur tous les toits ce qu’on peut trouver dans nos rayons. Quand on va dehors, on se contente du bouche à oreille. Ou, si on participe à un événement quelque part, alors on peut dire qu’on vient de Pustaka Semesta et si on nous demande, on explique ce que c’est, etc.

Concernant le lieu, faut qu’on fasse gaffe si jamais la police se pointe. Les flics se sont déjà ramenés ici, on a fermé la porte à clé pour les empêcher d’aller à l’étage et d’en savoir plus sur le lieu. En général, s’ils viennent, c’est parce qu’ils se posent des questions quant aux concert de punk ou de métal qui sont organisés au rez-de-chaussée, donc pour le moment on a toujours réussi à tenir les flics à l’écart de l’infoshop. On sait que la maison se ferait expulser si les flics prenaient connaissance de l’infoshop...

- Peux-tu nous dire quelques mots sur les gens qui s’occupent de l’infoshop, et sur celles et ceux qui y passent de temps en temps ? Il semble qu’à KL il y ait une population très diverse, avec des gens de différentes origines, aussi bien sociales qu’« ethniques », avec quelques tensions entre certaines communautés...

Toutes celles et tous ceux qui s’occupent de l’infoshop ont des idées anarchistes, mais parmi ceux qui visitent le lieu, il y a de nombreux punks qui se foutent pas mal de la politique (je pense notamment aux gens qui viennent juste pour les concerts organisés à Rumah Api). Ils ne sont pas anarchistes, ils viennent juste pour la musique, donc pour Pustaka Semesta, on essaye de traîner un peu avec les gens avant de les inviter formellement, on essaye de s’assurer qu’ils ont bien des réflexions/perspectives politiques. La plupart des gens qui viennent à l’infoshop sont quand même impliqués dans la scène punk, ils écrivent/lisent des zines punks et tout, beaucoup d’étudiant-e-s viennent également, notamment ces temps-ci, alors que le mouvement étudiant est en plein essor, et aussi des gens du Parti socialiste de Malaysie, qui viennent pour lire des zines ou acheter des livres.

Sur la question de l’ethnicité, il y a ici tout un mélange de gens. La plupart des punks sont malais, les étudiant-e-s peuvent aussi bien être chinois-es que malais-es ou indien-ne-s, comme dans le reste de la société, il y a un vrai mélange de personnes qui viennent ici, mais la plupart d’entre elles sont plutôt tournées « à gauche », avec différentes sortes d’idées.
A part quelques personnes du Parti socialiste de Malaysie, aucun membre de parti politique n’est jamais venu à Pustaka Semesta.

Autrement, nous cinq qui nous occupons de l’infoshop sommes malais-es, mais pour nous ça n’a aucune importance, tout le monde est le bienvenu. Et même si je dis qu’on est tou-te-s malais-es, c’est en réalité plus compliqué que cela, la plupart d’entre nous avons des origines mélangées, par exemple en partie chinoises, etc.

- J’ai vu que vous distribuez des zines et des brochures en malais et en anglais, est-ce que vous diffusez aussi de la lecture en d’autres langues ? Quels genres d’ouvrages peut-on trouver ici, politiquement ?

La plupart des lectures que nous diffusons sont en anglais [en Malaysie, beaucoup de gens parlent anglais dans leur vie quotidienne], quelques zines sont en malais et en indonésien (l’indonésien peut être assez facilement lu par les gens qui parlent malais).
Dans la bibliothèque, on a aussi quelques bouquins en chinois, allemand et français.

Nous distribuons principalement des zines anarchistes, comme Rolling Thunder de Crimethinc. ou Slingshot, des choses comme ça, mais nous avons quelques problèmes pour réussir à envoyer des sous pour les zines étrangers... Quoi qu’il en soit, nous essayons de nous focaliser sur toutes lectures anarchistes/politiques parce que lors des concerts ou quoi, la majorité des gens ne distribuent que des zines punks ou musicaux. Nous essayons d’être un centre autonome où l’on peut trouver facilement des zines et de la littérature anarchistes.

En Malaysie, on peut trouver plusieurs zines punks, mais aucun zine anarchiste, c’est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons commencé notre propre zine, qui s’appelle Bidas. C’est le zine de Pustaka Semesta, il est publié en malais.

Autrement, parmi ce que nous distribuons, il y a du matériel à vendre, pour pouvoir payer le coût des photocopies et éventuellement des frais de port, et nous avons aussi des lectures distribuées gratuitement. Mais nous laissons toujours la possibilité de laisser des dons pour nous aider à payer le loyer.

Ces derniers temps, la plupart des lectures qu’on a viennent d’Indonésie, il y a pas mal de trucs anarchistes là-bas...

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang62

- Quelles activités organisez-vous avec Pustaka Semesta ?

Nous avons organisé quelques vidéo-projections suivies de discussions, par exemple nous avons diffusé 69, sur Ungdomshuset à Copenhague, suivi par une discussion sur les mouvements squat et les possibilités de squatter ici en Malaysie, ou encore La Quatrième Guerre mondiale, après quoi nous avons parlé des relations entre les situations politiques globale et locales.

Nous avons également eu des discussions à propos de la question de la violence en manifestation à KL, notamment parce que lors d’une manif on avait vu quelques personnes s’opposer à des manifestant-e-s qui lançaient des pierres sur la police et montaient des barricades avec des containers à poubelles, etc. Quelques étudiant-e-s et membres du Parti socialiste de Malaysie sont venu-e-s discuter de ces questions, nous avons discuté de ce qui pouvait être considéré comme de la violence, est-ce qu’on est dans la violence quand on attaque la propriété ?

Il y a aussi eu des discussions sur la sexualité, parce qu’en Malaysie, beaucoup de gens sont portés par des considérations religieuses, beaucoup sont homophobes, donc on a eu des discussions sur ces sujets-là.

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang67

- A part Rumah Api, y’a-t-il d’autres espaces autonomes/anarchistes à Kuala Lumpur ? Ou d’autres tendances révolutionnaires ?

Oui, il y a un lieu à Bangsar qui s’appelle 50B, où chaque semaine ils organisent des vidéo-projections et des discussions, le mec qui s’occupe du lieu vient du mouvement punk, c’est un anarchiste qui en ce moment est pas mal impliqué autour des luttes étudiantes. Parfois on va là-bas pour les projections et les discussions. A 50B, ça discute beaucoup de ce qui s’est passé en mai 1968 en France et du SDS aux USA aussi, pour trouver de l’inspiration pour les luttes à venir.

En parlant du mouvement étudiant, un de nos principaux projets est d’essayer de mobiliser du monde (en particulier chez les étudiant-e-s) pour la manif du premier mai. L’année dernière, durant tout le mois d’avril 2011, nous avons distribué des tracts qui appelaient à la manif du premier mai, avec des perspectives anarchistes, chaque semaine nous avons organisé des vidéo-projections et des discussions à Rumah Api, et nous ferons la même chose cette année, même si certain-e-s d’entre nous sont très pris-es par le travail salarié et tout... Pour nous, le premier mai est un moment privilégié pour prendre la rue.

Autrement, les socialistes de Malaysie sont souvent présents lors de luttes de travailleur-euse-s, notamment dans le nord du pays, où se trouvent de nombreuses usines.
Il y a aussi pas mal de problèmes à cause de processus de gentrification, y compris dans plusieurs villages malaysiens qui sont menacés de destruction pour y construire à la place des bâtiments tout neufs avec des loyers bien plus chers, etc.
Quelques personnes/groupes luttent également pour la création d’un salaire minimum légal pour les travailleur-euse-s, vu qu’en Malaysie ça n’existe pas encore.

Il y a aussi beaucoup de problèmes de racisme en Malaysie, plein de gens ne veulent pas se mélanger aux autres, mais il y a différentes communautés (malaise, chinoise, indienne, etc.). Le gouvernement organise la ségrégation et souvent, ici, les gens sont ouvertement racistes, pas comme en Europe où les gens n’osent pas toujours dire qu’ils sont racistes...
Et comme les principaux partis politiques sont organisés ethniquement, il n’y a que dans l’opposition que l’on trouve un parti ethniquement mélangé et qui essaye de lutter contre le racisme... Ces tensions raciales cachent aussi la lutte des classes, focalisant sur des questions raciales plutôt que sur l’oppression patronale et du travail. Souvent, les gens se concentrent sur l’ethnicité de leur patron au lieu de garder à l’esprit le problème du rôle des patrons en général.

- Ok, souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Ha oui, en fait, Rumah Api pourrait bien être menacé d’expulsion tôt ou tard, vu qu’ils ont pour projet de construire une nouvelle autoroute qui passerait par le quartier où nous sommes installé-e-s, Ampang, ce qui veut dire qu’il va leur falloir détruire de nombreuses maisons...

Ils ont déjà déplacé plus loin le commissariat de police, mais pour construire cette autoroute ils vont devoir détruire plusieurs lotissements d’habitation. Et dans le quartier, beaucoup d’habitant-e-s sont pauvres, avec notamment pas mal de Chinois-es et d’Indonésien-ne-s... Il faut savoir qu’ils détruisent des villages malais dans les campagnes, alors ici ils ne vont pas se gêner pour détruire des quartiers pauvres, surtout s’il n’y a pas de résistance. Comme partout, l’Etat n’hésite pas s’il veut s’emparer des terres des pauvres.

- Vous organisez-vous déjà pour résister ?

S’organiser avec les gens de Rumah Api, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Plusieurs d’entre eux ne se préoccupent pas de politique, mais avec Pustaka Semesta nous essayons de parler avec eux ainsi qu’avec différentes personnes dans le quartier. Nous avons pour projet de faire quelques banderoles à mettre dans le quartier, distribuer des tracts, des trucs comme ça.

Ampang est un très vieux quartier où vivent plusieurs communautés depuis les années 1820 ou quelque chose comme ça. Bien sûr, s’ils construisent une autoroute en plein milieu, ça va défoncer tout le quartier. Et l’idée, pour nous, c’est de dire « ici c’est chez nous, et on vit ici depuis si longtemps... ». Il y a aussi l’idée de dire quelque chose contre la société qui envisage tout à travers l’utilisation de la voiture.

En fait, quelques communautés se sont déjà organisées et ont accroché quelques banderoles ici et là, par exemple quand la Ville a décidé d’agrandir la gare d’Ampang... A mon avis beaucoup de gens vont se bouger contre ce projet d’autoroute. La construction de cette nouvelle autoroute doit se terminer en 2017, mais on ferait bien de commencer le combat maintenant.

Au sujet de Rumah Api, on a mis pas mal d’énergie pour que cet espace reste ouvert et actif. On a déjà eu quelques soucis avec les flics et les nazis, alors que ce soit à cause d’une autoroute ou quoi que ce soit d’autre, on ne va pas lâcher l’affaire.
Comme je t’ai dit, cet espace est important parce qu’on peut y parler librement, on peut dire qu’on est athée, musulman ou autre, on peut parler de pratiquement tout, on peut boire de l’alcool [l’alcool est interdit aux Malais, ceux-ci étant censés être musulmans], pour pas mal de gens le lieu ici est safe, alors on ne va pas l’abandonner.

- Ok, merci beaucoup. Selamat tinggal !

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang63

 

Quelques liens :
http://semestapustaka.blogspot.com/
http://risalahbidas.wordpress.com/
« Pustaka Semesta » sur Facebook
« Rumah Api » sur Facebook

Contact :
bidas[at]riseup.net
Rumah Api / Pustaka Semesta,
Tingkat 1,
178 Jalan Merdeka,
Kg Baru Ampang,
Pekan Ampang,
68100 Ampang, Malaysia

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang68

2012-03-28 KualaLumpur-Ampang73

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 21:06

foire_autogestion_bandeau.jpg

 

http://www.foire-autogestion.org/appel

 

affiche-foire_v2.gif

 La crise économique et financière qui ébranle le monde est aussi une crise de civilisation, face à laquelle les réponses habituelles, néolibérales comme étatistes, sont impuissantes. L'autogestion peut constituer une alternative. Elle sera au centre d'un événement festif et populaire en juin 2012 : la Foire à l'autogestion.

Phénomène planétaire, l'autogestion s'inscrit dans la longue tradition historique des coopératives et des « récupérations d'entreprises », de la Commune de Paris au Printemps de Prague, de la Révolution espagnole à la Pologne d'août 1980, de Lip à l'Argentinazo en 2001. Elle apparaît dans les luttes récentes à Philips-Dreux, à Fralib et à SeaFrance. Elle imprègne également les pratiques alternatives, de la réappropriation collective de l'habitat au lien direct avec les paysans et les producteurs.

Ces différentes expériences partagent un horizon commun : décider collectivement des affaires communes, sans déléguer à des dirigeants, aussi bien sur le plan économique que politique. Reprendre en main la production, c'est aussi pouvoir transformer ses modalités et ses finalités. Ancrée dans des pratiques concrètes, portée comme un projet global, l’autogestion est ainsi une réponse possible à la faillite du système capitaliste et étatiste.

La Foire à l'autogestion sera le point de rencontre de toute une galaxie de collectifs, d’associations, d’entreprises, de coopératives, d’organisations syndicales et politiques qui cherchent à faire vivre l'idée d'autogestion. L’événement aura lieu le week-end du 23-24 juin 2012 à Montreuil (93), sur le site de la Parole errante, avec des stands, des espaces de débat retransmis à la radio, des projections de films, un concert, un village du livre, un espace enfants, des ateliers pratiques…

Pour rendre concret ce projet, un comité d'organisation se met en place. Nous invitons toutes les personnes, organisations, syndicats, associations, entreprises, coopératives, etc. revendiquant et pratiquant l'autogestion à s’y associer.

 

 Programme des débats, ateliers, projections, etc

 

 Présentation de la Foire à l'autogestion par Alternative Libertaire 

 

Présentation de la foire à l'autogestion par la conquête du pain, boulangerie bio à Montreuil (93) 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 13:09

http://aquitainedecroissance.org/2012/02/07/ouvrir-un-squat/

 

La vague de froid s’installe et s’accentue .Tous les jours des êtres humains meurent de froid. Face à l’”émotion” pré-électoraliste et cynique des politiciens, agissons en citoyens: ouvrons les bâtiments vides, réquisitions populaires.

 Quelques éléments pour ouvrir un bâtiment venant de l’expérience nos amis de Lille:
  • les repérages
  • l’ouverture
  • l’installation
  • gagner du temps
  • l’expulsion
  • Le barricadage des portes
 

 

  PIED'BICHE !

reperages

Si tu veux ouvrir un squat, il te faut repérer plusieurs lieux qui correspondent à tes envies. Y’a pas besoin d’une vieille usine de 10000 m2 si vous êtes 2 et que vous ne voulez qu’habiter.
C’est mieux de faire des tours à vélo ou à pied pour repérer. Fais en souvent, tu remarqueras toujours d’autres bâtiments. Ne fait pas tes repérages de nuit ou les jours fériés.

Essaie de voir s’il y a du passage (fenêtres qui s’ouvrent, travaux), s’il n’y a pas de prospectus dans la boite aux lettres. Tu peux aussi glisser un morceau de papier entre la porte et le bâti: s’il tombe, c’est une preuve de passage.
Il y a aussi moyen de se renseigner au service du Cadastre( en mairie ou aux impôts). Mais il faut savoir que la remise à jour n’est pas permanente.En tout cas, c’est un service public et tu ne devra payer que si tu fais faire une photocopie du plan (grande photocopie). Si ton futur proprio-expulseur est une entreprise, tu peux aller voir sur le site d la chambre de commerce ou  même et surtout les voisins s’ils te répondent sans partir en courant.Parfois, les voisins surveillent les maisons…
La fréquence des maisons murées est signe de l’attention portée par les promoteurs sur la bonne vie du quartier. Ça peut être intéressant. On peut supposer qu’un pâté de maisons vides se fera expulser rapidement alors que pleins de petites maisons…

Saches que tu risques de voir pleins de bâtiments qui ne le feront pas, ne te décourages pas.
Si le moyen d’entrer est facile, tu peux faire une visite pour te décider mais il ne faut pas griller le lieu. Tu peux évaluer la taille et l’état de dehors et le mieux est encore de visiter et d’ouvrir le même soir.
Une première visite peut être l’occas de poser un verrou.C’est un peu risqué mais ça permet une ouverture en plein jour avec les clés! Tu peut aussi déposer des outils ou des matériaux pour préparer l’ouverture.
Il est bon de savoir que les proprios ont la fâcheuse tendance de passer environ tous les mois.Ne tardez pas trop.

l'ouverture

Voici le moment tant attendu! Les travailleurs de la nuit sont en route.
Il est préférable d’avoir un minimum d’outils:

-un sac à dos
-des verrous
-des loquets
-des tournevis ou même encore mieux une perceuse-visseuse sans fil
-une lampe de poche
-tout un tas d’vis et d’clous.
-du scotch
-un pied de biche
-des gants( pas indispensables mais…)
-de quoi barricader: une bastringue ou toute barre de bois, fer…
-un sac poubelle si vous avez envie de faire caca, vous ne boucherez pas d’emblée les chiottes.
Tous les autres outils sont les bienvenus.
USE TOOLS!

Il faut éviter qu’il y est des témoins. Donc pour l’heure, il faut voir en fonction de la fréquentation de la rue. 2, 3 heures du mat. est souvent une bonne heure.
S’il y a plusieurs personnes, certainEs peuvent faire le guêt.
Une effraction, ça fait du bruit et c’est une preuve en cas de flagrant délit donc, s’il y a moyen de ne pas utiliser le pied de biche, c’est mieux. La légende s’écroule!!!
S’il faut casser un carreau, utilisez du scotch pour ne pas faire de bruit. Le bruit!!! Si y’a un moment où il faut y faire attention, c’est celui-là. Les voisins n’hésiterons pas à appeler la flicaille avec les emmerdements.Il vaut mieux les rencontrer le lendemain plutôt que la nuit dans leur jardin…

Pour utiliser un pied de biche, c’est très facile: c’est un levier donc il te faut un point d’appui, comme par exemple l’huisserie qui supporte la gâche, dans laquelle s’engage le pêne
C’EST CLAIR ?

Un shéma s’impose: c'est beau une porte ouverte! barricadage!

Une fois rentréEs, les choses se compliquent.
Il s’agit maintenant de barricader les différentes entrées. En tout premier lieu, retires les verrous qui étaient posés et remplaces les par les tiens.

Rajoute des loquets en haut et en bas de la porte( point sensible). En tout cas, car tu ne pourra peut-être pas tout faire la première nuit, il faut pouvoir empécher toute tentative d’envahissement incontrôlé des keufs hyper violents et complétement bourrés à cette heure avancée…
Bloque aussi la porte avec la bastringue en la calant dans le trou du paillasson ou autre.
Après ces préliminaires un peu speed, tu peux visiter ta nouvelle maison.C’est à dire que tu peux regarder s’il y a encore l’eau et l’élec.
Pour cela, un testeur et des gros plombs E.D.F. ne sont pas superflus… Pour l’eau, elle est souvent fermée au robinet qui se trouve à la cave.

L'INSTALLATION
La première nuit n’est jamais terrible!

  • Vous êtes maintenant chez vous.Découvrez sous tous les angles votre nouvelle maison. Genre voir s’il n’y a pas de portes secrètes ou autre.
    Souvent, on attire moins l’attention en n’essayant pas de se cacher.
  • Vous pouvez vous écrire une petite carte, le cachet de la Poste faisant foi pour prouver l’occupation depuis plus de 2 jours.
  • Il faut savoir qu’après un délai légal de 48 heures, ni le propriéaire ,ni personnes d’autres ne peut plus vous déloger sans décision de justice. Une preuve supplémentaire de votre installation sera la présence de meubles, matelas…
  • En matière d’électricité, il est toujours bon de vérifier le circuit et de le refaire si par exemple, les fils sont en tissu voire en carton comme souvent dans les vieilles maisons.
    Vu que les chauffages électriques, ils pompent mortel!,il faut réévaluer l’ampérage des plombs: à chaque pièce où il y a un chauffage, il faut mettre un fusible de 16 ampères. 16 ampères, ça veut dire 16a x 220v =3520 watts, c’est à dire un chauffage à maximum 3000 watts + lampes, chaîne HiFi ou autre.
    Les incendies, ça n’arrive pas qu’aux Autres…
  • Renforcer la porte peut être utile: vous pouvez percer un trou pour poser un judas( utile pour voir sans être vu! ), adapter un système de barre transversale pour consolider la porte:
    Si la porte s’ouvre sur un couloir, vous pouvez percer 2 trous dans les murs pour y glisser une bastringue. C’est encore mieux de poser un U sur la porte dans lequel la bastringue se glisse pour ne pas qu’ils puissent la tirer vers eux non plus.
  • Il ne faut pas laisser la maison vide tant que vous ne connaissez pas les réactions des proprios.C’est galère mais ça peut vous éviter des mauvaises surprises genre des serrures neuves et tes affaires enfermées !

gagner du temps!!

  • Le proprio envoie souvent les keufs lorsqu’il vient de constater l’occupation. Vous pouvez communiquer avec eux dans la limite de leur compréhension, bien sûr. Temporisez au maximum et restez évasifs quant au nombre de personnes et bien sûr à leur nom. Le proprio doit les connaître car l’expulsion est nominative. Inutile de préciser qu’il ne faut pas dire que vous êtes rentréEs par effraction. Réparer la porte ou toute trace.
  • La procédure la plus utilisée est appelée référé qui peut être très rapide. Il peut être judicieux de prendre un/une avocatE pour pouvoir contester et exploiter toutes les possibilités: par exemple un mauvais numéro de maison, une revendication des deux mois légaux de délai entre la remise de l’avis et l’expulsion, souvent déniés par les juges. Une petite séance de misérabilisme et d’énoncés de grands principes genre le droit au logement pour tous… fait aussi son petit effet.
  • vous pouvez  prétendre à l’aide juridictionnelle qui permet de ne pas payer les frais d’avocat.
    Il faut préciser qu’entrer dans le délire tribunaux n’apporte jamais grand chose( à mon goût) et ne fera que ralentir et repousser une décision hélas inévitable: l’EXPULSION. Vous pouvez monter un dossier avec l’avocat pour tenter de trouver un accord avec le proprio. Une demande de bail précaire ou d’occupation à titre gratuit en vous basant sur de faibles revenus, des demandes de logements qui n’aboutissent pas … peut être une solution.
  • Selon des rumeurs rarement vérifiées, la bonne foi des occupants pourrait faire pencher la décision en votre faveur. C’est par exemple l’ouverture de compteurs légaux d’élec, d’eau ou de téléphone. Encore faut-il être de bonne foi…Et quelle bonne foi déjà??…
  • L’huissierreprésente l’État, le propriétaire et tout ce qu’on déteste. Il a vraiment beaucoup de droits
    • Il peut venir avec un serrurier et rentrer chez vous.
    • Il vient aussi être accompagné de keufs…
    • C’est lui qui constate l’occupation.
    • Tout se qu’il marque dans son constat est vérité, et ce sans justification.
    • Il peut très rapidement prendre la mouche et vous accuser d’outrages (réfère l’histoire d’Olivier).
    • Il constate souvent la voie de fait par la simple occupation, même s’il n’y a pas de trace d’effraction.
    • Il viens au moins trois fois
      • pour la constatation.
      • pour déposer l’avis d’expulsion.
      • pour l’expulsion.
    • Il peut mettre ses courrier dans la boite aux lettres ou même, ça s’est vu, les coller sur la porte.
  • Vous pouvez tenter de lancer une pétition et/ou d’informer la presse pour qu’elle parle de vous. Mais sachez que les pétitions n’engagent personne, que les voisins, s’ils en ont marre, signeront une contre vous. Quant à la presse, elle a besoin de faire des titres et couvrira aussi bien une activité, une histoire sordide qu’une expulsion. Et à voir l’indépendance et la voix de son maître de la presse locale (tout le monde n’a pas une pleine page dans Libé), inutile de s’étendre sur le sujet.
  • Par contre, vous pouvez parler de vous dans les zines militants et alternatifs de part le monde.
Mais avant tout, sachez que LA LOI EST TOUJOURS DU COTE DES PROPRIOS.
l'expulsion!!
  • Elle peut avoir lieu entre 6h et 21h mais ils aiment bien le petit matin, au saut du lit, genre 8h
  • L’huissier est accompagné par des keufs, beaucoup de keufs chargés de défoncer la porte et de le protéger.
  • Sachez que l’huissier fait la demande de recourt à la force publique au préfet. Elle lui est rarement refusée mais il y en a qui ont des remords en hiver et refusent jusqu’au printemps.
  • L’huissier est censé vous fournir des déménageurs, des cartons, un véhicule et un garde-meuble pour entreposer vos affaires. Rarement respecté.
  • Vous avez le droit à reprendre toutes vos affaires et il faut insister, tant auprès de l’huisier que des keufs qui mettent bien la pression.
  • Les ouvriers chargés de murer la maison, les déménageurs et les keufs n’hésiteront pas à vous voler.
  • La force de la répression est souvent proportionnelle à votre résistance même s’il faut toujours subir leurs blagues pourries et leur morale à deux balles.
  • Ils chercheront toujours un moyen de rentrer au rez de chaussée. Rares sont ceux qui s’aventurent sur les toits même si ça s’est déjà vu. Ils essayeront d’abord la porte et s’attaqueront aux fenêtres ensuite. Les volets sont souvent défoncés.
  • Ils sont bien équipés : béliers, pied de biche, masse si nécessaire.
  • De plus en plus, ils filment les expulsions et les habitants.
  • Il vaut mieux que des copains/copines se déplacent pour vous soutenir. Le plus est le mieux. Pour cela, mettez en place un réseau téléphonique rapide et efficace, genre la maison expulsée téléphone à deux trois personnes qui en appellent d’autres et ainsi de suite.
  • Il vaut mieux prévoire les expulsions s’il y a des trucs qui craignent chez vous.
  • L’avis d’expulsion n’est pas forcément suivi de l’expulsion immédiate et que les keufs aiment bien laisser pourrir la situation en espérant une démobilisation et la fin du lieu. Un déménagement trop rapide, basé sur des bruits et des provocs des keufs engendre une lassitude et un raz le bol bien compréhensible.
  • Vous pouvez contacter des journalistes car, sans compter sur leur talent, leur présence calme les keufs. Par contre, il est préférable de le voir pour lui expliquer la situation avant qu’il raconte n’importe quoi. De plus, des photos de l’intérieur, souvent trashé par les keufs et par le speed du départ ne sont jamais terribles et pourraient être utilisées pour montrer à quel point vous êtes des crados

 

Source: lille.squat.net

Lire la brochure Le squat de A à Z

Le site mondial squat.net 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:41

http://cleda.over-blog.com/article-resto-trottoir-collectif-food-not-bombs-a-besan-on-80997874.html

 

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Food Not Bombs (D'la bouffe, Pas des bombes) est une organisation horizontale de redistribution gratuite et autonome de nourriture que l'on remarque facilement dans les parcs avec ses chaudrons, ses tables et ses affiches. Le message central de Food Not Bombs est que personne ne devrait manquer de nourriture. Il s'agit également d'une réappropritation de l'espace publique; une zone autonome de la marchandisation de nos vies.

Le premier collectif Food Not Bombs se créa à Boston vers 1981 (Cambridge, Massachussetts 1980?) par des militants anti-nucléaires qui avaient eu l'inspiration du nom lors d'une soirée de graphiti en ville. Avec l'accroissement de la pauvreté et de la précarité, la nourriture pour tous et toutes devrait passer avant un programme d'armement. L'organisation compte maintenant des centaines de collectifs auto-organisés et autogérés à travers le monde et sur tous les continents. De nombreux collectifs appliquent l'éthique vegan dans leur préparation de repas. (source).

En France, plusieurs groupes existent ou ont existé  à Paris, Dijon, Amiens, Lyon etc. Depuis 2008, le resto trottoir de Besançon est régulièrement actif avec un repas de rue par mois, des débats, des concerts de soutien, etc. Comme nous soutenons les idées développées au sein du Food Not Bombs et en particulier de celui de Besançon, nous avons souhaité reprendre quelques lignes et photos (dont quelques-unes prises par nous-mêmes) de leur blog afin de vous les faire découvrir (ou redécouvrir).

 FLYER RestoTrottoirContact 

IMGABCP0240 

Pourquoi un resto trottoir ?

Nous avons décidé de faire un repas convivial dans la rue pour nous rencontrer et créer des liens. Ce repas est gratuit et végétalien, pour l’entraide, contre la concurrence et la domination. Il est fait à partir de nourriture destinée à être jetée car nous nous opposons à ce système capitaliste qui surproduit et gaspille alors que des gens ont faim.
 
Pourquoi ce repas ?

Nous avons pensé ce repas comme la possibilité, par le partage d’un moment convivial, de se rencontrer, d’échanger, d’apprendre à se connaître et pourquoi pas d’organiser le prochain resto-trottoir ou de monter de futurs projets ensembles. Nous ne sommes pas là pour nous donner bonne conscience ! Notre but est de casser le carcan social et l’isolement individuel dans lesquels nous enferme la société : les excluEs d’un côté, les inséréEs de l’autre, chacunE chez soi, chacunE dans sa galère. Ce repas nous donne à touTEs l’occasion de faire des rencontres qu’il aurait été plus compliqué de faire autrement, de créer concrètement de la solidarité face à des situations quotidiennes difficiles, face à un système capitaliste qui nous opprime... Nous souhaitons également, par ce repas, nous approprier l’espace public qu’est la rue, de plus en plus aseptisé, devenant un lieu de passages où l’on se croise sans se voir. Nous revendiquons la rue comme un lieu où l’on peut vivre, manger et boire, se rencontrer...
 
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 Pourquoi l’entraide ?
Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura jamais assez pour tout le monde. La gratuité est une critique directe du système capitaliste qui fait de la nourriture une source de profit, avant d’en faire une source de nutrition, et entretient les inégalités. Nous voulons la gratuité et non la charité. De plus le système surproduit et gaspille alors que des gens manquent de nourriture. Du coup, les aliments que nous avons cuisinés sont des invendus destinés à être jetés.

 

 
Pourquoi distribuer de la nourriture végétalienne ?
Nous distribuons des repas végétaliens (sans produits d’origine animale) pour :
- les animaux : nous essayons de ne pas cautionner d’autre exploitation telle que celle des animaux car leur intérêt d’êtres sensibles n’est pas de souffrir une vie durant et finir dans un abattoir.
- les humains : les céréales pour nourrir les animaux des pays « riches » sont cultivés dans les pays « pauvres » affamant leurs populations en empêchant les cultures vivrières.
- l’environnement : la production de viande entraîne plus de 75 % de déforestations mondiales pour les pâturages et cultures entraînant l’expropriation des habitantEs, l’usage inconsidéré de pesticides, un énorme gâchis d’eau, et, reste actuellement le débouché principal des OGM.

Nous avons décidé de nous organiser pour faire bouger les choses en nous autogérant et en bannissant les structures hiérarchiques pour ne pas reproduire la domination que nous condamnons. Resto Trottoir constitue un exemple parmi d’autres initiatives avec un intérêt concrêt (distribution de nourriture gratuite) et militant.

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Resto Trottoir est un “Food Not Bombs” bisontin et il s’inscrit dans le mouvement international des FNB.

 

 Quelques affiches annonçant les repas :

AFF RT marsCuillere

affiche mai 2011

AFF RestoTrottoir 090927AFF RT avrilCornichon 

 

 

 

 

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Panneaux explicatifs

"Mais qu'est-ce qu'un Food Not Bombs ?" (à gauche), "Pas des bombes !" (à droite)

Panneau v00 NotBombs blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Contact et rendez-vous :
http://restotrottoir.blogspot.com
RDV pour la réunion d'organisation le 1er mercredi du mois à 19h à la librairie associative L’Autodidacte (qui nous prête son local) 5 rue Marulaz à Besançon. Le resto trottoir a lieu le dernier dimanche de chaque mois. La cuisine se fait la veille, le samedi.
Sur le blog, retrouvez les tracts, les panneaux, les affiches, les recettes de cuisine, les liens pour lire la brochure Food Not Bombs en ligne, la citation du mouvement, etc 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 20:21

http://infokiosques.net/spip.php?article46

Voici un mode d’emploi dont s’inspirer, à dépasser bien sûr. Pour monter un infokiosque il vous faut :
- un collectif
- de l’espace
- des choses à lire
- des outils et des meubles
- des horaires
- de l’attirance pour la lecture et pour le tri
- du temps
- des ami-e-s

et éventuellement :
- un mode d’emploi
- de quoi boire un jus de fruits ou une tisane
- un bon plan photocopies
- plein de papier
- un ordinateur
- des thunes

Voyons un peu tout cela en détail. Pour un infokiosque, il vous faut donc :

UN COLLECTIF : Un infokiosque ça demande de l’énergie (du temps surtout), et à plusieurs c’est drôlement plus enthousiasmant. Bon, il n’y a pas forcément besoin d’être mille mais c’est plus facile de faire plusieurs permanences d’ouverture par semaine quand on est plus de deux…

DE L’ESPACE : Prenez votre pince monseigneur, trouvez une jolie maison vide avec une vitrine au rez-de-chaussée si vous le pouvez, potassez le squat de A à Z (trouvable sur squat !net), et occupez dans la joie et la bonne humeur. Si le climat dans votre ville fleure le répressif aigü, ou si vous n’êtes pas assez nombreux-euses pour tenir un squat (il est déconseillé d’ouvrir un squat seulement pour y mettre un infokiosque - le risque d’expulsion pour un squat sans habitant-e-s est généralement décuplé), essayez de vous arranger en frappant aux portes de lieux associatifs voire de locaux syndicaux (mais bon, ne vous faites pas trop d’illusions non plus)…

2006 affiche infokiosquesDES CHOSES A LIRE : Faites vous une idée de ce que vous voulez diffuser dans votre infokiosque, brochures, bouquins, revues, etc. Faites des provisions de brochures en allant dans d’autres infokiosques ou en écrivant à des distros, puis photocopiez allègrement ! Ecrivez aux périodiques militants qui vous bottent et aux maisons d’édition indépendantes en présentant votre projet et en leur demandant si vous pouvez avoir un stock de ce qui vous intéresse en dépôt-vente (demandez une remise, celle-ci est parfois avantageuse pour les projets plus ou moins révolutionnaires comme le vôtre et cela vous permettra de vendre des lectures parfois assez chères à un prix plus que réduit).

DES MEUBLES ET DES OUTILS : Une fois trouvé de l’espace et de quoi lire, ratissez les encombrants de votre ville, guettez les déchetteries, ou bricolez-vous les étagères et autres placards qui serviront de rayonnages pour les trésors que vous aurez dégotés à droite à gauche. Donnez un coup de peinture aux meubles, punaisez des affiches, rafistolez des jolies lampes, confectionnez des présentoirs pour vos lectures favorites, amusez-vous, enjolivez le lieu… Les brochures n’ont pas vraiment leur place sur des rayons, vue leur tranche ultra-fine, qui les rend invisibles entre les autres livres. Vous pouvez vous bricoler des bacs à brochures, et les ranger dedans, couverture face aux lecteurices ; avec du fil et des pinces à linge vous pouvez aussi les suspendre et en recouvrir des murs entiers.

UN MODE D’EMPLOI : Dans un infokiosque il y a parfois des lecteurices qui débarquent, le nez en l’air, pas forcément habitué-e-s à ce genre de lieux… Expliquez-leur bien le fonctionnement de votre infokiosque, le pourquoi du prix libre ou de la gratuité. Vous pouvez doter votre infokiosque de panneaux explicatifs (modes d’emploi, significations politiques) peints sur du bois ou du carton par exemple, ce ne sera jamais de trop.

DE QUOI BOIRE UNE TISANE OU UN JUS DE FRUITS : Mmmmh, qu’il est bon de se sentir dans un infokiosque comme dans une douillette bibliothèque… Un poêle et de bons fauteuils (même un peu recousus) agrémenteront notoirement le lieu, et beaucoup auront envie d’y passer de longues après-midis, plongé-e-s dans des pages et des pages de subversion… Des boissons chaudes ou fraîches à disposition c’est un peu du luxe mais c’est pas de refus (même si les taches de jus de fruits sur les bouquins c’est pas ce qui se fait de mieux mais bon…), vive la lecture qui désaltère sans altérer la révolte qui est en nous.

DES HORAIRES : A vous de voir quelles sont vos disponibilités, et de fixer des permanences régulières : tous les dimanches après-midi, tous les mercredis soir… Ou les deux… Faites des affiches à placarder dans des lieux stratégiques, ou des tracts à faire circuler. Si vous en avez l’énergie vous pouvez égayer vos permanences de lectures à haute voix, de présentations de brochures ou de nouvelles parutions, de débats sur un thème précis, de projections… Les lecteurices viendront certainement plus nombreux-euses. Si dans le même bâtiment que celui qui vous héberge il y a d’autres événements publics, profitez-en pour ouvrir l’infokiosque en même temps : les visiteureuses viendront y jeter un coup d’œil à coup sûr.

DE L’ATTIRANCE POUR LA LECTURE : Une fois passée la première vague d’acquisitions, l’infokiosque continuera à tourner, vous recevrez des nouvelles publications, vous en trouverez à droite à gauche, peut-être même en éditerez-vous vous-mêmes tellement ça vous donnera envie… Avoir envie de lire ça peut paraître évident, mais quand on gère un lieu où circulent plein de textes on peut avoir des tonnes de choses à lire. Il ne s’agit pas forcément d’avoir tou-te-s tout lu mais au moins qu’il y ait un accord collectif sur la décision de distribuer tel ou tel ouvrage (et pour ça c’est quand même plus facile si au moins l’un-e d’entre vous sait de quoi il en retourne pour l’ouvrage en question).

DU GOÛT POUR LE TRI : Préparez-vous le plus tôt possible un système de tri et de classement, sinon vous aurez vite fait d’être enseveli-e-s sous des piles dégoulinantes de papier. Rangez les lectures en fonction de leur format, puis au choix, par ordre alphabétique ou par thème. Récupérez des classeurs et des pochettes plastiques pour ranger vos précieux originaux. Vous les sortirez pour les photocopier quand certaines brochures seront hors-stock (et ça arrive plus vite que ce qu’on croit, si vous avez de quoi stocker n’hésitez pas à photocopier une cinquantaine d’exemplaires d’une même brochure, ça peut vous éviter de retourner photocopier la même brochure toutes les deux semaines…).

UN BON PLAN PHOTOCOPIES : Si vous avez votre propre matériel de reproduction alors c’est parfait. Espérons que la maintenance ne soit pas trop pénible… Si vous devez faire ça ailleurs, chez un-e commerçant-e (des fois on n’a pas trop le choix…) par exemple, cherchez un endroit "bon marché", où les employé-e-s ne sont pas trop chiant-e-s, avec un peu de chance vous trouverez parmi elles/eux des complices à votre petite entreprise de subversion. Achetez la carte la plus avantageuse à l’unité (jusqu’à 10000 copies souvent), quitte à sortir pas mal de thunes d’un coup... Ca abaissera le coût des photocopies et si vous êtes à plusieurs dessus, les 10000 copies partiront vite. Emmenez les originaux des brochures que vous voulez diffuser dans votre infokiosque, c’est-à-dire des copies de bonne qualité, en noir sur papier blanc non agrafé. Et faites-en le nombre nécessaire de photocopies pour pouvoir remplir votre infokiosque de lectures terriblement bouleversantes.

PLEIN DE PAPIER : Gardez un œil sur les récups de bureaux, d’imprimeries, etc., vous tomberez bien vite sur des chutes de papier, parfois même sur des ramettes de papier A4, réutilisables chez votre photocopieureuse favori-te. Si ce-tte dernier-e n’est pas trop buté-e sur la légalité, ille vous fera une ristourne vu que vous fournissez le papier. Trouvez du papier de couleur, voire cartonné, et ça vous fera des jolies couvertures pour les brochures. Si vous n’avez pas la chance de dénicher des récups, vous pouvez acheter du papier recyclé, voire en fabriquer.

UN ORDINATEUR : Un luxe parmi d’autres ; l’ordinateur est facultatif mais il vous sera bien utile si vous souhaitez écrire et/ou mettre en page vos propres brochures. Avec un accès à Internet, vous pouvez trouver des dizaines de textes qui n’attendent que vous pour être édités, ou au moins, vous pourrez y trouver des brochures prêtes à imprimer (souvent au format .pdf) que vous pourrez ensuite diffuser avec votre infokiosque. Bien sûr, avec infokiosques.net, vous pourrez faire connaître votre infokiosque (notamment via la liste d’information), vous mettre en réseau avec d’autres infokiosques ou distros, et pourquoi pas participer à la vie du site infokiosques.net…

PARFOIS DES THUNES : Si par malheur vous avez des dépenses (toujours difficile d’y échapper), faites participer les lecteurices, sans tomber dans un schéma marchand. Dans un coin de l’infokiosque, bien en vue, placez une jolie tirelire et intitulez-la « caisse de soutien », les gens y mettront ce qu’ils veulent. Ils apprécieront sans doute un bilan des dépenses de l’infokiosque, affiché à côté, qui rend visible les besoins financiers d’un lieu comme le vôtre, et qui les informe sur ce à quoi servira leur contribution. En espérant que vous n’aurez pas à payer ni un loyer de 200 euros par mois ni des meubles que vous pourriez tout aussi bien trouver dans des déchetteries ou construire vous-mêmes. En se débrouillant bien, on finit par ne plus payer grand chose.

DU TEMPS : Le remède aux thunes, et la recette de brochures gratuites (parce que prix libre c’est bien mais la gratuité c’est mieux), c’est le temps. Le temps que vous passerez à fabriquer ce qu’il vous faut, à fouiller la ville pour accumuler tous les plans récup imaginables, ou les meilleurs endroits pour dissimuler des choses sous votre manteau ou ailleurs. Du temps vous sera nécessaire de toute façon, il ne faut pas se leurrer, parce qu’un infokiosque en prend : permanences, lectures, photocopies, récups, etc.

ET SURTOUT, DES AMI-E-S : Parce que les circuits de relations humaines sont toujours la meilleure alternative à l’argent. Communiquez autour de vous sur votre projet, sur le matériel que vous cherchez en ce moment, sur ce qui vous manque, vous verrez que des solutions vous tomberont progressivement entre les mains. Des associations vous fileront leur vieille offset, des employé-e-s de bureau vous refourgueront du toner pour nourrir la photocopieuse que vous aurez récupérée auprès d’autres connaissances. Jouez sur le bouche-à-oreille pour la récup et bien sûr, pour faire connaître l’infokiosque.

D’AUTRES IDEES ENCORE : Vous pouvez ajouter une bibliothèque à votre infokiosque, en récoltant de chouettes bouquins, en vous abonnant à de chouettes revues, en organisant un système de prêt gratuit. Vous pouvez aussi monter une distro, en diffusant des brochures par correspondance, en allant tenir des tables de presse un peu partout, à l’entrée d’un concert, d’un débat, dans un festival, à la fin d’une manif, au marché, à un arrêt de bus, à la fac…

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