Samedi 10 avril 2010, One Voice a organisé sur la place Edmond Michelet (à côté de Beaubourg) à Paris un théâtre tracts qui consistait à demander l'arrêt des delphinariums, parcs d'attraction qui exploitent les dauphins.
La saynette a permis d'attirer l'attention du public qui est venu nombreux signé une carte pétition et se documenter.
Texte du tract distribué :
Dauphins captifs en état de choc
La lente et inexorable destruction des dauphins est le prix du ticket d’entrée des delphinariums.
Arrachement au Grand Bleu
Pour la capture, des familles entières sont poursuivies jusqu’à l’épuisement. Les groupes très unis se retrouvent désarticulés,les mères séparées des petits. Beaucoup meurent, dans les heures ou les jours qui suivent, de commotion, d’attaque cardiaque ou même de noyade. La capture multiplie par six le risque de mortalité des dauphins.
Horizon réduit à néant
D’un milieu sans limites, sans obstacles, sans angles, les dauphins se retrouvent brutalement confinés dans un bassin en béton. Dans la nature, ils ne sont jamais enfermés, parcourent de longues distances, plongent en profondeur et sont constamment en mouvement. Ils nagent même en dormant. Là, au lieu de passer 80 à 90% de leur temps sous la surface de l’océan, ils passent 80 à 90% de leur temps à flotter à la surface du bassin.
« Échec à prospérer »
Certains des animaux qui ont survécu au traumatisme de la capture ne mangeront pas. Non seulement les dauphins sombrent dans une profonde dépression mais ils ne reconnaissent pas les poissons morts comme une nourriture habituelle. C’est, selon les delphinariums, un « échec à prospérer ».
Même gavés, certains succombent, trop affaiblis et déprimés. Ceux qui survivent seront marqués à vie.
Eau néfaste
Privés de l’eau nourricière de l’océan, les dauphins baignent le reste de leur existence dans une eau extrêmement nocive. Micro-organismes, polluants et algues s’accumulent à des taux dangereux. Qu’elle soit salée artificiellement ou qu’elle vienne de la mer, l’eau est saturée de chlore et d’antibiotiques. Cette eau agresse leur peau et leurs yeux. Certains deviennent aveugles.
Vie sociale gravement carencée
Les cétacés font partie des créatures de notre planète ayant une vie sociale extrêmement complexe. Ils entretiennent des liens solides au sein d’un groupe comprenant plusieurs générations. En captivité, le dauphin se retrouve isolé, ou forcé de survivre avec des individus étrangers qui ne communiquent pas avec le même dialecte. C’est une terrible souffrance pour lui de ne plus revoir les membres de sa famille.
La faim
Sauter dans des cerceaux, marcher sur la queue ou tirer un nageur autour du bassin, sont des comportements contre-nature. Pour les obtenir, les dresseurs utilisent la privation de nourriture et la mise « au piquet » dans un bassin seul.
Affamer les dauphins est le moyen d’obtenir un contrôle absolu sur eux. Ils ont toujours faim et ne pourront jamais plus manger sans contre-partie.
Privations et restrictions
L’impossibilité pour les dauphins de contrôler leur environnement génère de graves problèmes psychologiques. Le bassin devient un piège lorqu’ils ont besoin de fuir. Dans ce milieu désertique, rien à explorer, nulle part où aller. Leur capacité sensorielle comme le système d’écholocation, ou sonar, devient inutile. Cette privation est une torture.
Réfléchissez avant d’entrer dans un delphinarium
Peut-on soumettre les dauphins aux manques cruels, irrémédiables, de la vie en haute mer ? Malgré sa rudesse, la vie sauvage est riche en expériences et en défis. Elle est stimulante pour l’intelligence complexe de ces êtres dotés de conscience et de cultures propres. Les dauphins ne nous appartiennent pas. Laissons-les à la liberté et à l’immensité du Grand Bleu !
L’INDUSTRIE DE LA CAPTIVITÉ affirme que la capture et le confinement des dauphins, poules montrer au public, aide à leur sauvegarde. Mais rien ne permet, scientifiquement, de soutenir cette affirmation. Les baleines sont protégées par des personnes qui n’ont jamais vu une baleine. Les grands singes, les ours et les tigres, exhibés au public dans les zoos et les cirques, sont aujourd’hui en voie d’extinction.
www.onevoice-ear.org
Non aux delphinariums, non à l'exploitation de tous les animaux !